Posts tagged ‘nouvelle scène créole’

San vou…avec Stevy Mahy et son dernier clip !

Petite pause de douceur et d’émotions, ambiance cocooning hors du temps, avec  cette nouvelle petite merveille, San vou, toujours extraite de l’album de Stevy Mahy – The beautiful side of a kreyol folk trip– le tout, simplement, mais avec style et délicieusement mis en images…

Ne dîtes rien…appréciez !

San Vou 

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Nouvelle sensation, Stevy Mahy….Beautiful

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La Revolucion Karibeana de Viktor O

Victor O participera au festival Nuits tropicales de Paris le 04 mars, l’occasion de présenter cet artiste, figure de la nouvelle scène créole.

En 2009, l’auteur compositeur interprète martiniquais Victor O  s’est lancé en solo avec un 1er album Revolución Karibeana, qui balaie ses influences : des mélodies légères teintées de zouk, reggae et soul, parfois à tendance prophétique…

A l’élection de Barack Obama, à la présidence des Etats-Unis , il fait le buzz dans les médias nationaux, pour avoir sorti en 2007 un titre visionnaire,Aboubacar 53%, accompagné d’un clip, sur l’élection en France, d’un premier président noir, avec 53 % des suffrages, soit le même score que faisait, quasiment un an et demi plus tard, Barack Obama !

Avant ce premier album solo, Victor O a donné de la voix dans le reggae electro (Dafaïtagazz), le funk caribéen (Gonaïve), le hip-hop, la variété (collaboration avec Clémentine Célarié). Cette Revolución, c’est donc d’abord la sienne : la redécouverte de son île, de ses sonorités après de longues années passées dans l’Hexagone. Il reprend d’ailleurs à la fin du disque Ma maman m’a dit, d’Eugène Mona, flûtiste et chanteur essentiel de la Martinique, comme un hommage à la richesse culturelle de l’île.

En créole, français et anglais, Victor O dit les choses avec une sensibilité à fleur de mots, sous un calme et une volupté d’apparence.

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victor o feat izé teixeira – soukoué sa (walter wallace remix) 

Tan ja passé

Mi Natty dread

Ma Manman m’a dit -extrait de la compilation Leritaj Mona 

Prophétie de Viktor O – Interview sur LCI 

LE PRESIDENT (aboubacar 53%)

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En écoute sur Deezer :  http://www.deezer.com/fr/music/victor-o/revolucion-karibeana-292375#music/victor-o/revolucion-karibeana-292375

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Site web officielhttp://www.myspace.com/victorospecials

Interview de l’artiste http://martinique.la1ere.fr/infos/culture/musique-victor-o-revolutionnaire-caribeen_4727.html

 

Interview Soft : « Combattre pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle »

Source : http://www.mondomix.com/actualite/1087/soft-dossier-contre-culture.htm

Dans le P.M.A., le Paysage Musical Antillais, Soft est une anomalie. Avant la première écoute, le nom de la formation (« Doux » en français) laisse craindre le pire : on imagine un groupe de zouk love bling bling au bord de l’overdose sentimentale, avec clips au bord de la piscine et quincaillerie au poignet. L’écoute de leurs trois albums (« Kadans a peyi-la » en 2005, « Partout étranger » en 2007 et « Konfyans » en 2010) rassure. Certes, leur musique est douce mais elle n’est ni sirupeuse ni simpliste : un saxophone soprano y danse élégamment sur les rythmes ralentis du gwo ka guadeloupéen. Et, surtout, leurs paroles sont d’une sagesse confondante, appelant à un sursaut des Antilles sans jamais se complaire dans le rôle de la victime innocente.

Fred Deshayes, l’empêcheur de zouker en rond, à la fois chanteur du groupe et professeur de droit à Pointe-à-Pitre, répond à nos questions …

La contre-culture est elle pour vous une réalité ?

Si oui, à votre avis, quelles personnalités ou structures pourraient la représenter aujourd’hui en France?

Fred Deshayes : Dès lors que l’on a choisi de tendre vers le beau, vers le risque artistique et non vers le divertissement ordinaire où l’image compte davantage que la musique, on a déjà un pied dans la contre-culture. De plus, le positionnement des paroles est le deuxième aspect de notre démarche, l’amour est loin d’être notre thème principal. Voilà deux aspects qui fait pour nous de la contre-culture une réalité. Bien plus, sur notre « marché » largement dominé par le Zouk et la musique d’inspiration jamaïcaine, nous sommes plutôt dans le « minoritaire » en cherchant à valoriser les rythmes traditionnels sur des arrangements nouveaux.

SOFT – Mami O

Nous évoquons dans notre dossier spécial la revendication de la lenteur, la transmission des outils de communications aux minorités, l’artivisme (performances à la fois artistiques et politiques), la défense des cultures minoritaires d’ici et d’ailleurs, les coopérative de production et de diffusions culturelles, …

Vous reconnaissez-vous dans l’un de ces gestes ou l’une de ces attitudes qui peuvent ressembler à de la contre-culture ?

Fred Deshayes : Le combat pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle, reçoit peu de soutien des diffuseurs qui le font par éclair de militantisme pour la culture ou par hasard. Ramené à la musique antillaise, c’est encore pire en France. Si vous n’êtes pas sur un rythme pop, hip hop, dance hall ou reagge, « c’est de la musique communautaire » ce qui veut simplement dire que c’est réservé aux seuls diffuseurs « communautaires ». Comme si toutes les musiques n’étaient pas « communautaires » ! Quant au message politique, paradoxalement il est plus facilement audible en Europe qu’en Outre-Mer, où les diffuseurs ne veulent surtout pas donner le sentiment de prendre à leur compte une peinture sociale qui pourrait déplaire. Au fond, les motifs de rejet sont légion mais se ramènent tous au manque d’ouverture, à la recherche du public le plus large en oubliant qu’il faut élever à la culture et non abaisser la culture à la hauteur de l’oreille qui n’entend pas.

Dans votre démarche artistique et citoyenne, vous agissez pour (en faveur de) quoi ? Et contre (en réaction à) quoi ?

Fred Deshayes : En faveur de la musique guadeloupéenne, celle qui est née chez nous avant tout. En faveur d’une prise de conscience de la nécessité de s’engager comme citoyen, comme frère, père, pour changer la vie.

Propos recueillis par François Mauger

01/02/2011

Les talents Guadeloupe : reportage et photos du concert – La nouvelle scène créole au Casino de Paris

Les talents Guadeloupe, nouvelle scene créole, au casino de Paris

Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-talents-guadeloupe-64637996.html

Durant trois jours et par trois thématiques  la musicalité guadeloupéenne est venue à la conquête de Paris. Vendredi soir, la nouvelle scène créole est venue ouvrir le bal au son des rythmes de la soul, du dance hall et du folk. Les jeunes talents de la musique guadeloupéenne ont donné le coup d’envoi de l’année de l’outre mer en France. Et non des moindres. Dans la salle du Casino de Paris, G’ny, Stevy Mahy et  Erik Pédurand ont survolté un public nombreux pour cette deuxième édition du festival  « Talents Guadeloupe » présenté par Laura Beaudi, toute en beauté.

G’ny a chanté l’amour de son pays et glorifié la femme dans sa sensibilité, ses faiblesses, son mental, sa découverte. Elle  a tenu la salle en haleine pendant plus d’une heure.  Dans un cocktail de musiques urbaines, celle qui a baigné dans le dance-hall avec le phénoménal Admiral T, a offert un savant mélange de tradition et de modernité. A peine le temps de se dégourdir les jambes que déjà la présentatrice de la soirée, Laura Beaudi,  annonçait la suite et, sans même avoir le  temps de finir de prononcer le nom de Stevy Mahy, un tonnerre d’applaudissements a envahi la salle.

Debout dans sa robe couleur du feu., décontractée et volubile, Stevy a l’amour des mots et le sens  du rythme. La chanteuse de kréyol folk éprouve du plaisir en dialoguant avec son public. Une thérapie pour mieux appréhender le stress, selon elle. Et, pour achever une fresque  si bien commencée, le flambeau est transmis à l’explosif Erik Pédurand qui  finit  de chavirer la salle. Le Casino de Paris est en liesse. Le virtuose fait son show et le public est chaud. Vibration émotion, tentations  pulsations. Erik et son public sont dans l’harmonie, dans le mouv’. Ce type est extra, ce n’est plus une révélation, mais  un diamant du son. Seule la musique permet un tel soulèvement. Lui qui a basé  son harmonie sur le son du ka, distille un musique persillée de subtils mélanges au gré des voyages.  Ce vendredi, il y a eu de la joie, de l’émotion, du bonheur, bref de la vie dans les yeux et les cœurs  du public venu pour s’irriguer des mélodies de la nouvelle scène de la Guadeloupe.

Alfred Jocksan (agence de presse GHM)


Interview

G’ny, chanteuse guadeloupéenne de 28 ans, venue à la musique à la suite d’un accident. Au départ, elle voulait être danseuse et chorégraphe. Mais cette jeune fille a l’âme d’artiste s’est faite rattraper par la musique. En 2003 elle chante en duo sur l’album Mosaïk Kréyol d’Almiral T, puis elle joue le premier rôle dans la comédie musicale La rue zabym de Pascal Valot, rôle qu’elle tient pendant 4 ans.

« Je suis contente que la progression se passe bien et qu’après le titre « péyi nwen », j’ai pu être invitée sur de belles scènes, telles que les Francofolies de la Rochelle, faire une tournée à Montréal et au Québec avant de me retrouver ici. C’est un bel honneur. J’ai l’occasion de partager ma musique aux gens, de leur faire découvrir mon univers et qu’ils soient plus nombreux à  adhérer à mon nouvel opus quand il sera là. Je peux dire que je suis totalement moi sur scène. Sans convention, je suis dans mon humanité, sans peur d’aller trop loin, ni de m’exprimer et d’être jugé. J’ai juste envie de donner et de partager  ».


Stevy Mahy : Elle était invitée le matin du concert au Fou du roi, l’émission de Stéphane Bern sur France Inter… Pour elle le paradis n’est qu’une question de point de vue.  « Mon public est au rendez-vous, je pense que je suis bénie des Dieux.  A chaque fois, je tombe sur des gens merveilleux qui me donnent une bonne énergie. De voir des gens répondre comme ça, ça me galvanise. Sans eux je ne pourrais pas faire ça. Je suis ravie et je leur rends hommage pour leur chaleur. Moi, je suis créole et ça s’entend dans ma façon de parler, de poser, dans mes mélodies qui sont créoles, ça s’entend aussi dans le choix de la langue parce que je chante en créole. Je chante aussi en anglais parce que je vis dans le Caraïbe. Alors je dis que je chante du kréyol-folk ».


Erik Pédurand : Le chanteur guadeloupéen reconnaît que la jeunesse guadeloupéenne à besoin de père « avec un petit p, un père responsable, un besoin de famille.

« Talents Guadeloupe pour moi, c’est une sorte d’élan. C’est idée qui est lancée. Mais, il y a des talents et il faut les promouvoir. Je pourrai dire que la Guadeloupe c’est moi, et dans mon groupe, il y a la Guadeloupe, la Martinique et différentes nations, dont la Finlande, le Cambodge. Il est absolument impossible pour moi de penser les choses uniquement en termes de musique guadeloupéenne. Je suis guadeloupéen et j’estime que j’ai ma place dans un festival qui s’appelle Talents Guadeloupe. Mais pour moi, notre musique est internationale. Elle a un avenir dans le monde entier, aux Etats-Unis où les gens ont la dynamique du mélange et dans toute la Caraïbe ou cette dynamique existe.  Notre musique  a un avenir et un rayonnement international et moi  mon avenir, je le conçois de cette manière. Je veux pouvoir chanter à New York, aux Antilles, au Canada, en France, au Venezuela avec des personnes qui se reconnaissent dans la musique que je fais et pas spécialement qui va s’adapter à une pulsion qui selon moi ne permet pas le changement. »

Propos recueilli par Alfred Jocksan (agence de Presse GHM)


Les images du concert (photos Alfred Jocksan)

G’ny à droite, Yann Negrit à gauche

Stevy Mahy et sa choriste au premier plan

Erik et Manuel à la guitare

G’ny

Erik transporte le public

Le quatuor de Pragues qui a accompagné Stevy

Les choristes Caroline et Nayombé

Maëva à la guitare

Erik et Caroline

Stevy Mahy

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Lire aussi :

Les talents de Guadeloupe : reportage et photos du concert – Le meilleur du zouk au Casino de Paris

Talents de Guadeloupe : ITW Jean-Michel Rotin

 

Inès…Bwabwa style !

Inès is one of my favourite  new artists.Compared to  Erykah Badu, she is more than that, deeply rooted in her caribbean culture. She made her debut album in 2008.

J’avoue, Inès est une de mes chouchoutes. J’aime son univers, sa musique, son attitude, son discours, son look. Je l’ai entendu pour la 1ere fois sur la compilation de soul française Atypik Soul (en même temps qu’Erik d’ailleurs), puis je l’ai vu plusieurs fois en live. Bien sûr, ses influences nu soul sont évidentes, mais bien plus qu’un ersatz d’ Erykah Badu créole, ses racines sont solidement ancrés dans sa culture caribéenne. Elle représente d’ailleurs assez bien nos nouvelles réalités, soit une afropéenne chantant en créole, mi-guadeloupéen, mi-haitien, mi….bwabwa !

Extrait de sa bio sur le Myspace d\’Inès :

INES KHAI est une chanteuse profondément guadeloupéenne. Guadeloupéenne dans sa langue qui reste CRÉOLE malgré l’exil, dans sa peau qui vibre sur les accords caribéens, dans son cœur qui bat aux rythmes du TAMBOUR KA.
Son enfance en France est aussi une enfance en Guadeloupe car, dans la maison familiale, c’est le créole et le son du ka qui résonnent.
Les années s’écoulent en musique jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du metteur en scène Mohamed Rouabhi. Il lui permet d’emmener son créole aux quatre coins de la France mais aussi à l’étranger (Belgique, Pays-Bas, Italie, Sénégal, Brésil…) par le biais de son spectacle MALCOLM X. S’en suivront d’autres collaborations avec la compagnie Les Acharnés (Requiem Opus 61, Vive Le France). Parallèlement, elle découvre le negro spiritual au sein de la chorale GOSPEL DREAM ainsi que le gospel contemporain avec GOSPEL R&B LINE. Son répertoire alors nu soul en créole s’étoffe peu à peu jusqu’à sa rencontre avec DJ Phonie puis Exxòs qui l’initient au son kako mizik. C’est de toutes ces influences que nait en 2008 son premier album BWABWA.
L’amour du live la conduit sur de nombreuses scènes parisiennes (Canal Opus, Divan du Monde, Baiser Salé, Chapelle des Lombards, New Morning…) et caribéennes (Bik Kréyol, Little Buddah, Salle Robert Loyson, Artchipel…).
Aujourd’hui, c’est le ka qui est au centre du nouveau répertoire pour conter l’histoire de Nèg lòt bò, l’exilé, celui qui chante une Guadeloupe fantasmée, rêve, maudit cet océan et ce voyage triangulaire. Nèg lòt bò accompagné d’une guitare et d’un KA pour chanter le BLUES du mal-aimé, de celui qui cherche sa place ailleurs, derrière l’océan.

En live :

Actualité : après un 1er album sorti en 2008, elle travaille actuellement à l’enregistrement de son second opus.


Goldee, une fille en or…sa carrière en vidéos!

Goldee is a young singer who left some years ago, her native Martinique, to carry on her college studies in Paris, while still developing her artistic career. Her debut LP, Le mois de May, made of Pop and Caribbean rythms was launched in 2009. Let’s splash into her world in a few videos…

 

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Goldee, de son vraie nom, Magali Lorto, est une jeune chanteuse native de la Martinique, qui mène de front une carrière d’étudiante en anglais et sa carrière artistique, déjà bien remplie.  Elle  a un univers musical bien à elle. Sa voix cristalline nous transporte dans un monde onirique, ouaté dans une bulle de pop créole acidulée. C’est frais, léger, sans prétention, ça se mange sans faim et ça apaise, dans ce monde de brutes…moi j’aime beaucoup !

L’image qui se dégage de ses clips videos est celle d’une jeune femme moderne qui a gardé son âme d’enfant, décidée (mais qui se cherche encore), mélancolique, saine, pleine de joie de vivre, sexy (mais pas vulgaire), ce qui nous change  un peu des codes, parfois négatifs, véhiculés par les jeunes…

Plongeons donc dans son univers en quelques clips !

One Day

Elle débute comme choriste au sein du groupe One Day.

Sexy Lady

Elle se voit proposée un featuring sur ce titre de Lord Kossity qui la propulse au devant de la scène.

Baby Fly – Pointe des Nègres

Chanteuse phare de la compilation B-Caribbean sur lequel elle interprète 6 titres dont les tubes Baby Fly puis Pointe des Nègres, écrit lors de son départ pour l’hexagone, lancent sa carrière.

Un rêve, une idée

Ce titre est le 1er single de son 1er album, le Mois de May, sorti en mai 2009.

Chaque jour

Second titre extrait de l’album.

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