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Histoire et tradition du carnaval aux Antilles Françaises

A l’origine, le carnaval est en Europe, une fête catholique précédant  le carême, période de jeûne et de privations, dans laquelle toute alimentation carnée est proscrite . Cette tradition s’entend en Espagne, au Portugal, en Italie et en France.

Le carnaval des Antilles Françaises a des racines fortement ancrées dans les traditions culturelles européennes,  mais avec des apports africains et amérindiens très marqués, notamment les fêtes de moissons, pour rappeler  les origines païennes du carnaval, fête dédiée à la fécondité et la fertilité. Les festivités débutent le dimanche suivant l’épiphanie et se terminent le Mercredi des Cendres, mais atteignent leur paroxysme lors des « jours gras ».

Les colons français  en débarquant au Nouveau Monde dès le 17 e siècle,  apportèrent avec eux leurs coutumes.  Durant le carnaval, ils donnaient des réceptions masquées et se recevaient les uns et les autres dans leurs habitations, juste avant d’affronter les rigueurs du jeûne des 40 jours de carême.

A l’origine, les  esclaves étant des biens meubles et non des personnes n’avaient pas droit à ces réjouissances carnavalesques. Néanmoins, le temps passant, ils leurs prirent le  goût d’imiter leurs maîtres, ils se reçurent dans leur quartier et développèrent un carnaval spécifique  en introduisant leur culture (chants, masques, couleurs),  leurs croyances et leurs instruments de musique : les tambours, les flûtes des mornes, les cha-cha, les ti-bois…  Tout ceci se fit avec l’accord des maîtres d’habitation qui autorisèrent leurs esclaves à constituer des cortèges et des défilés musicaux.  Ils  ne leurs étaient pas permis par les gouverneurs et ce jusqu’à l’abolition de l’esclave, de défiler  en dehors de la propriété de leur maître.

De nos jours, le carnaval (martiniquais plus particulièrement) est placé sous la royauté de  sa majesté Vaval, un mannequin géant (bwa-bwa) qui sur un camion-char est promené  dans la ville. Ce géant symbolise  une cérémonie d’honoration aux dieux des Enfers. Chaque année, Vaval est créé en fonction d’une thématique, bien souvent une vision satyrique d’un fait politique ou social.

Aux côtés de sa majesté Vaval  défilent les reines du carnaval, sans doute à mettre en rapport avec l’épouse de ces dieux infernaux.

En Martinique on court le « vidé » (liesse populaire dans laquelle on saute, on danse), alors qu’en Guadeloupe, on prend part au « déboulé » (marche rapide et cadencée)….

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LE CARNAVAL EN MARTINIQUE

Il a connu son heure de gloire à la fin du xixe siècle, quand la ville de Saint-Pierre était considérée comme le « petit Paris des Antilles » avec son célèbre théâtre, son commerce, son port. En 1902, l’éruption de la Montagne Pelée détruisit la ville de 30 000 habitants, mais la tradition du carnaval se perpétuera à Fort-de-France. C’est ainsi que les fameux « diables rouge » cités par les chroniqueurs ont essaimés dans les autres terres créoles, tout comme les « Touloulous », arrivés en Guyane avec les rescapés et émigrés martiniquais. Les festivités du « mercredi des cendres », typiquement martiniquaises se retrouvent aussi en Guadeloupe et en Guyane.

Le carnaval en Martinique est unique en son genre dans le sens où il n’est pas formaté pour le tourisme, le spectacle est aussi bien chez les carnavaliers que les spectateurs, dans un groupe ou chez un personnage seul, une grande part est aussi donnée à l’improvisation, car on peut être spectateur et décider de suivre un vidé, puis d’en choisir un autre qui nous semble plus « chaud ». C’est un carnaval totalement débridé, tout en restant traditionnel et qui rassemble toutes les classes sociales.

Il ne faut pas s’étonner de voir des obscénités dans le Carnaval martiniquais qui est ouvert à tous et qui encourage la spontanéité. Les malpropres sont des personnages incontournables des jours gras et les chansons grivoises sont légion.

Malpwops
Kokofiolos djol malélivé

Dans la catégorie obscène des makoumès on trouve les malpwops. Au départ les malpwops ne prenaient part qu’aux défilés du lundi gras. Leur présence était justifiée par les mariages burlesques. Depuis quelques années ces personnages apparaissent tout au long du carnaval et se conforment même au code des couleurs. Souvent habillés de dessous féminins agrémentés de pastiches évocateurs, ils simulent parfois l’acte sexuel. Ils se retrouvent fesses à l’air dans un string ou en mini-jupe cachant tout juste le bas ou le haut ( ?) Ils laissent presque toujours apparaître les poils et des muscles saillant. Certains se veulent revendicatifs. Ils portent sur eux une pancarte ou des photos suggestives. Ils se font porte-parole de courts jeux de mots, d’insanités, de blagues ou de pastiches de revendications sociales et politiques.

 

 

 

 

Le Carnaval ne peut se faire sans les vieilles voitures, automobiles arrangées pour la période, parfois taguées ou couvertes de photos. Sur le toit on peut y voir une baignoire, un bwabwa (personnage à l’effigie d’un homme politique ou d’une célébrité) ou des personnes. A cause d’incidents, les voitures doivent désormais être contrôlées.

Chaque année les travestis et personnages les plus traditionnels (neg gwo siwo, mariane lapofig, Caroline zié loli, Medsen lopital) ressortent dans les rues. Les personnes qui se contentent de regarder le Carnaval sont péjorativement appelés Cocofiolo par les vidéyeurs qui suivent les chars et les groupes à pieds.

Neg Gwo Siwo

Les neg gwo siwo sont des éléments subversifs du carnaval. Ils chahutent et effrayent les passants. Vêtus de simples pagnes, ils sont de la tête aux pieds de mélasse, (sirop de batterie mélangé à de la suie).Ils  sont craints du public et des carnavaliers qui craignent les salissures  laissées par le sirop sur leurs habits. Ils se sont investis d’une mission mettre de l’ordre au sein des vidés et ramener la discipline dans les rues. Le nèg gwo siwo malgré son apparence répugnante participe à redonner une dignité aux esclaves dissidents. Leur couleur fait en effet référence aux nègres marrons (nèg’ marrons). Ces esclaves échappaient à la vigilance de leurs maîtres et tentaient de retrouver une certaine liberté en gagnant dans la forêt. Le carnaval reste un lieu mythique de commémoration des actions d’éclats des combattants pour la liberté.

 

Marian Lapofig

Héritage direct de l’Afrique ancestrale, le personnage de Marian’ est traditionnel de la Martinique. Entièrement couverte de feuilles de bananes séchées, Mariann’ tournoie et fait chanter son feuillage au rythme des ti-bwa.

Caroline Zié Loli

Costume typique du carnaval Martiniquais et de sa dimension satirique, « Caroline »  serait né de l’histoire vraie d’une jeune femme peu gâtée par la nature qui aurait en dépit de cela trouvé à se marier. Malheureusment, l’homme ivrogne trouvait rarement le chemin de la maison. Caroline devait alors battre la campagne pour le retrouver et le porter sur son dos pour le ramener !

L’organisation  du carnaval en Martinique répond à un ordre bien déterminé, c’est un rituel :

Samedi  gras : c’est le jour de sortie des reines et mini-reines du carnaval, ainsi que du carnaval des enfants

Election de la mini reine Carnaval du sud de la martinique 2010

Dimanche gras : Jour de présentation de Vaval

–          Le Lundi gras :

Avant le levé du soleil, des groupes à pieds (souvent des voisins ou des amis) sillonnent les quartiers et réveillent la population, incitant les gens à les suivre en faisant des vidés en pyjama.

c’est aussi le jour des mariages burlesques, les hommes se déguisent en femme et vice versa,  et des mariages  sont célébrés sous la bienveillance de Vaval. Il faut savoir que lors des dionysies, fêtes se déroulant à la fin de l’hiver en l’honneur de Dionysos, et outre les défilés, les mascarades ayant lieu pendant ces jours de festivité, les Grecs mimaient le mariage sacré de Dionysos et de son épouse. Par ailleurs, le fait que les hommes  se travestissent en femme, nous sommes dans l’inversion des rôles, comme cela avait lieu dans le passé ou à Babylone,  les esclaves devenaient les maîtres et les maîtres les esclaves. Lors des Sacées  fête donnée en l’honneur de la déesse Anaïtis,  les Babyloniens procédaient à cette inversion de hiérarchie, allant jusqu’à nommer un condamné à mort  roi et ce pour cinq jours avant de l’exécuter.  Par ailleurs, lors des Saturnales, fête en l’honneur du dieu Saturne en ressouvenance de l’age d’or de l’humanité, les Romains procédaient à ce renversement de hiérarchie et créaient une égalité parmi les hommes.

–        Le Mardi Gras, le rouge et le noir qui prime,  les couleurs attribuées  au Diable sont portées par les « carnavaliers » qui déferlent dans les rues à l’instar des adorateurs du dieu Pan. C’est le jour où les diables rouges défilent, pourchassant les passants avec leur fourche tout en faisant résonner les grelots qui ornent leur bonnet. Les diables  cornus sont de sortis, et ils recréent  la peur panique, que la vue du dieu Pan suscitait : « Djab,la. Ka mandé an ti manmaye (le Diable réclame le sacrifice d’un enfant) »

–          Le mercredi des Cendres marque la fin du carnaval, c’est le premier jour du carême. Les couleurs sont le noir et le blanc, sa majesté Vaval est accompagnée de son cortège de pleureuses (diablesses) à son bûcher. Dans la tradition catholique, ce jour est en souvenir d’Adam  qui a été condamné à redevenir poussière après qu’il ait péché. C’est un jour d’affliction, de tristesse, de pénitence. Les premiers Chrétiens en signe de pénitence se couvraient la tête de cendre, aujourd’hui le prête se contente de dessiner une croix avec de la cendre  sur le front des fidèles en récitant un verset de la Genèse « Homme souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. »  L’imposition de cendre sur le front est « une évocation symboliquement   de la Mort ».

Le mercredi des cendres, les carnavaliers sont en noir et blanc en signe de deuil, après avoir entendu la mort de Vaval aux avis d’obsèques le matin. Les diablesses (en costume traditionnel noir et blanc, une chaussure blanche, une chaussure noire) se montrent avec leurs feuilles de corossol. Les pleureuses (hommes déguisés en épouses et maîtresses de Vaval) pleurent la mort du défunt et font parfois des parodies d’enterrement dans les rues. Vaval est incinéré à la tombée de la nuit, sur le bord de mer de Fort-de-France. Les dernières soirées de carnaval, chez les particuliers et en boîte ont lieu.

Vaval meurt ce jour à la tombée de la nuit, sur le ponton de la savane sa majesté Vaval est immolée, il emporte nos péchés avec lui au bûcher.

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LE CARNAVAL EN GUADELOUPE

Les esclaves de Guadeloupe et le carnaval

N’ayant pas trouvé les moyens pour s’émanciper, les Guadeloupéens ont commencé par donner des paroles imprégnées de patriotisme aux chants pendant le carnaval. Ils voyaient en cette fête une occasion pour dénoncer leur sort devant les maîtres dominateurs. Et comme « la fin justifie les moyens » selon un adage, les Guadeloupéens ont mis à profit le carnaval pour exhiber les symboles de l’oppression coloniale. Les ports des tenues de couleur kaki, des casques blancs coloniaux, des chainons, des fouets en donnent une idée de moquerie méprisante. Cette idée de dérision, reprise dans les années 80 par le groupe « AKIYO », a pris une ampleur telle, que le Préfet de l’époque aurait dû interpeller ce dernier pour dénoncer cette pratique qualifiée d’ « irrespectueuse ».

Le fouet de l’esclavage et de l’assujettissement , utilisé par les descendants d’esclaves,dans un phénomène d’inversion,afin d’affirmer violemment leur volonté d’être aujourd’hui, seuls maîtres de leurs vies.

Les groupes carnavalesques

Traditionnellement, les groupes carnavalesques sont classés selon leur système de musique en trois catégorie :
Les groupes à cuivre (ex.Waka).Ces groupes utilisent des instruments fabriqués de manière artisanale (exemples :caisses claires, gros tambours en plastique, conques de lambi, chachas,etc).


Les groupes à peau (ex. Akiyo, Voukoum). Ce sont des groupes traditionnels indépendants.Ils utilisent de petits tambours couverts de peau d’animal,(ex.cabri), des fouets et d’autres instruments traditionnels.


Les groupes de synthétiseurs (ex.Volcan).Ces groupes existent depuis dix ans.En plus des instruments traditionnels, ils ont recours aux instruments plus modernes (ex.synthétiseurs, basses, micros…).Par ailleurs citons les groupes :kontak, nou mèm de Pointe-Noire, mango dlo de Basse-Terre, 50/50 du carénage,etc.

Les « Mas » sont des éléments traditionnels du carnaval, symboles de désordre.

Le « mas » (masque) définit toute personne ou groupe défilant en marge du défilé officiel, dont la tenue, indissociable d’un fouet, fait souvent référence à un personnage de l’histoire ou de l’imaginaire guadeloupéen. Le mas désigne non seulement l’individu mais sa tenue toute entière, au-delà d’un éventuel masque posé sur son visage. Le corps entier peut être peint, frotté (de suie), dissimulé par des artifices vestimentaires (miroirs, cornes) ou de simples feuillages naturels, pour le rendre  méconnaissable, afin de donner vie à l’esprit incarné, au corps habité. Le mas est avant tout là pour effrayer,déranger, choquer. Il rappelle les différents ancêtres du peuple guadeloupéen, tous victimes de la colonisation :

« Mas a roukou »(masque à roucou) revient sur le génocide des Indiens Caraïbes, le « Mas a Kongo » ou « Mas a pay » (masque à paille) évoquent l’origine africaine et le « mas a glas » (masque à miroirs), l’origine indienne.

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Sources d’information :

Très bon dossier sur l’identité Guadeloupéennes à travers les masques : http://www.lameca.org/dossiers/carnaval_mulot/mulot_trace_masques.pdf

Informations sur les mas et sur Voukoum : http://www.potomitan.info/gwadloup/voukoum.php

Très bon site sur le carnaval aux antilles : http://s121758490.onlinehome.fr/edl/carnaval/carnaval.htm

Dakwan, création en tous genres, entre mots et objets…

Sacré champion de Slam 2010 de la Guadeloupe, Dakwan, de son vrai nom Nicolas Macal, 31 ans, est aussi Designer produit, Créateur d’objets, Décorateur d’intérieur en freelance.

Après l’obtention de son baccalauréat Arts plastiques en 1998, il intègre une école de création à Paris, CREAPOLE (Design Objet / automobile / industriel /stylisme et graphisme).

De niveau bac + 5, il revient en Guadeloupe en 2006. Dès lors, il se met à son compte et crée KREE YONN (notez le jeu de mot !). Du graphisme sur les tee-shirts, de la création de trophées sur bois ou plexi, de puzzles ou des cadres pour tableaux et photos, de l’artisanat en général, des portraits à main levée, de la pyrogravure, de l’aménagement intérieur, de la création de jeux pour les collectivités et les associations, du graphisme en 3 D, des flyers pour diverses manifestations culturelles ou autres…

Infatigable, Dakwan est pleins de ressources. Il a pour projet de publier un recueil de Slam qui rassemblerait tous ses textes , sous le titre de GWA.

Contact : Dakwan : 0690.40.02.89

Source : http://www.fwiyapin.fr/tag/le-mika-dechaine/

Interview Soft : « Combattre pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle »

Source : http://www.mondomix.com/actualite/1087/soft-dossier-contre-culture.htm

Dans le P.M.A., le Paysage Musical Antillais, Soft est une anomalie. Avant la première écoute, le nom de la formation (« Doux » en français) laisse craindre le pire : on imagine un groupe de zouk love bling bling au bord de l’overdose sentimentale, avec clips au bord de la piscine et quincaillerie au poignet. L’écoute de leurs trois albums (« Kadans a peyi-la » en 2005, « Partout étranger » en 2007 et « Konfyans » en 2010) rassure. Certes, leur musique est douce mais elle n’est ni sirupeuse ni simpliste : un saxophone soprano y danse élégamment sur les rythmes ralentis du gwo ka guadeloupéen. Et, surtout, leurs paroles sont d’une sagesse confondante, appelant à un sursaut des Antilles sans jamais se complaire dans le rôle de la victime innocente.

Fred Deshayes, l’empêcheur de zouker en rond, à la fois chanteur du groupe et professeur de droit à Pointe-à-Pitre, répond à nos questions …

La contre-culture est elle pour vous une réalité ?

Si oui, à votre avis, quelles personnalités ou structures pourraient la représenter aujourd’hui en France?

Fred Deshayes : Dès lors que l’on a choisi de tendre vers le beau, vers le risque artistique et non vers le divertissement ordinaire où l’image compte davantage que la musique, on a déjà un pied dans la contre-culture. De plus, le positionnement des paroles est le deuxième aspect de notre démarche, l’amour est loin d’être notre thème principal. Voilà deux aspects qui fait pour nous de la contre-culture une réalité. Bien plus, sur notre « marché » largement dominé par le Zouk et la musique d’inspiration jamaïcaine, nous sommes plutôt dans le « minoritaire » en cherchant à valoriser les rythmes traditionnels sur des arrangements nouveaux.

SOFT – Mami O

Nous évoquons dans notre dossier spécial la revendication de la lenteur, la transmission des outils de communications aux minorités, l’artivisme (performances à la fois artistiques et politiques), la défense des cultures minoritaires d’ici et d’ailleurs, les coopérative de production et de diffusions culturelles, …

Vous reconnaissez-vous dans l’un de ces gestes ou l’une de ces attitudes qui peuvent ressembler à de la contre-culture ?

Fred Deshayes : Le combat pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle, reçoit peu de soutien des diffuseurs qui le font par éclair de militantisme pour la culture ou par hasard. Ramené à la musique antillaise, c’est encore pire en France. Si vous n’êtes pas sur un rythme pop, hip hop, dance hall ou reagge, « c’est de la musique communautaire » ce qui veut simplement dire que c’est réservé aux seuls diffuseurs « communautaires ». Comme si toutes les musiques n’étaient pas « communautaires » ! Quant au message politique, paradoxalement il est plus facilement audible en Europe qu’en Outre-Mer, où les diffuseurs ne veulent surtout pas donner le sentiment de prendre à leur compte une peinture sociale qui pourrait déplaire. Au fond, les motifs de rejet sont légion mais se ramènent tous au manque d’ouverture, à la recherche du public le plus large en oubliant qu’il faut élever à la culture et non abaisser la culture à la hauteur de l’oreille qui n’entend pas.

Dans votre démarche artistique et citoyenne, vous agissez pour (en faveur de) quoi ? Et contre (en réaction à) quoi ?

Fred Deshayes : En faveur de la musique guadeloupéenne, celle qui est née chez nous avant tout. En faveur d’une prise de conscience de la nécessité de s’engager comme citoyen, comme frère, père, pour changer la vie.

Propos recueillis par François Mauger

01/02/2011

Carnaval : La Guadeloupe au diapason à partir du 09 janvier !

Le Carnaval débute officiellement le 9 janvier 2011 sur les îles de la Guadeloupe et la fête sera chaude cette année.

Site officiel du carnaval en Guadeloupe : http://www.atout-guadeloupe.com/Carnaval-2011-en-Guadeloupe_a4537.html

Les talents de Guadeloupe investissent Paris en janvier

Le conseil régional de la Guadeloupe et la mairie de Paris se sont associées au CIFORDOM (association présidée par José Pentoscrope) et au label Aztec Musique pour lancer la 2e édition du festival Talents Guadeloupe. Il y a trois ans, la 1re édition (avec KKoustik, Moun Karayib et Soft) avait été un vrai succès. Cette fois, la salle du Casino de Paris a été réquisitionnée deux soirs de suite, les vendredi 7 et samedi 8 janvier, et celle du New Morning, le dimanche 9. La première soirée sera consacrée  à la nouvelle scène créole avec Erik, Stevy Mahy et G’ny. La deuxième soirée sera dédiée au « meilleur du zouk » avec Jean-Michel Rotin (qui signe soin grand retour sur la scène française depuis son exil londonien), Patrice Hulman et V-Ro. Enfin, au New Morning, Erick Cosaque, Bwa bandé, Rony Théophile et Jocelyne Labylle représenteront la tradition musicale guadeloupéenne. Ces trois concerts seront les premiers événements culturels labélisés de l’année des outre-mer français.

Vendredi 7 janvier au Casino de Paris, 20 h : Soirée « Nouvelle vague créole », Erik, Stevy Mahy, G’Ny
Samedi 8 janvier, 20 h, au Casino de Paris :
« Zouk en scène », Jean-Michel Rotin, V-Ro, Patrice Hulman
Dimanche 9 janvier, 16 h 30, au New Morning :
« Tradition sur scène », Erick Cosaque, Rony Théophile, Bwa Bande, Jocelyne Labylle

Erik

Stevy Mahy

G’ny

Jean-Michel Rotin

Patrice Hulman

V-Ro

Eric Cosaque

Bwa Bandé

Rony Théophile

Jocelyne Labylle

 

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Sites web des différents artistes :

Erik : http://www.myspace.com/erikofficiel

Steevy Mahy : http://www.myspace.com/stevymahy

G’ny : http://www.myspace.com/gnygroove

Jean-Michel Rotin : http://www.myspace.com/jeanmichelrotin

Patrice Hulman : http://www.facebook.com/patrice.hulman

V-Ro : http://www.myspace.com/vrosweetmizik

Bois-Bandé : http://www.bwabande.com/

Rony Théophile : http://www.myspace.com/ronytheophile

Jocelyne Labylle : http://www.facebook.com/people/Jocelyne-Labylle/1668186746

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Pour en savoir plus sur l’année des outremer français :

2011, année des outre-mer, une manifestation pour aller au-delà des clichés

L’année des outre-mer français du Collectifdom

 

Glawdys NDee, Lyannaj de la Guadeloupe à Chicago et une pré-sélection aux Grammy awards !

Glawdys N’Dee, a native of Guadeloupe singer, settled in Chicago, made  the buzz on the internet, when her debut album, Lyannaj, had been pre-selected for the Grammy Awards in 5 categories : Best album of the year, best new artist, best song of the year, best recording album, best vocal jazz album. Eventually she didn’t make it to the final selection but got  the plebiscit of criticism.

« ...N’Dee’s vocal style has a restrained intensity, a quality shared by the lineage of jazz singers that stretches from Billie Holiday through Nina Simone…The impressive Lyannaj heralds a Chicago artist of unusual depth and world-class promise… » – Neil Tesser, Chicago Jazz Music Examiner

The Lyannaj album has been released yesterday.

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Il y a un mois et demi, elle faisait le buzz sur le net. Imaginez : une artiste Guadeloupéenne, qui pour son 1er album, était pré-sélectionnée aux prestigieux Grammy Awards, dans pas moins de 5 catégories : Meilleur album de l’année, meilleur nouvel artiste, meilleure chanson de l’année, meilleur enregistrement de l’année et meilleur album de jazz vocal.

Malheureusement le conte de fée n’a pas duré, Glawdys Ndee n’a pas été sélectionnée pour l’édition 2011 qui aura lieu le 13 février prochain. Qu’importe ! Elle fait ses débuts directement dans la cour des grands et il faudra désormais compter avec elle. Son 1er album, Lyannaj, autoproduit et sorti en 2009, est paru dans les bacs aux USA hier.

D’ores et déjà, il a conquis les critiques. Le célèbre critique de jazz, Neil Tesser a même écrit : «  »…l’impressionnant LYANNAJ annonce une artiste de Chicago aux profondeurs inhabituelles et aux promesses de classe internationale….Le style vocal de N’Dee a une intensité modérée,une qualité partagée avec la ligne des chanteuses de jazz qui s’étend de Billie Holliday a Nina Simone.

glawdysNdee Grammy Awards : Glawdys n’Dee une Guadeloupéenne nominée

Mais qui est Glawdys N’Dee ?

C’est à l’Église que son talent musical fut découvert. Très tôt, en Guadeloupe, elle s’adonne à sa passion. Puis c’est à Paris qu’elle peaufine son apprentissage vocal, notamment en intégrant le groupe de Gospel « Différence ». D’abord choriste, son talent la pousse sur le devant de la scène et elle se retrouve à se produire partout en Europe. Mais c’est à Chicago, où elle s’est installée depuis quelques années, qu’elle s’épanouira pleinement et rencontrera le grand pianiste Calvin Koco Brunson.

Faîtes connaissance avec l’artiste en visionnant sa vidéo : ici

Site officiel de Glawdys N’Dee

Lire l’article de France-Antilles : Glawdys, une Guadeloupéenne aux Grammy Awards

 

Guadeloupe : Calendrier des Chanté Nwel

A Trois-Rivières on sortira les cantiques dès le 27 novembre 2010 à l’ancienne école de Schoelcher avec l’association Chiré la bel à partir de 20H00.  Chanté nwèl à Trois-Rivières avec Chiré la Bel

Kasika propose sa première  soirée le jeudi 02/12 dans son fief à Fonds-Cacao à Capesterre  (entrée de l’école primaire).

Autres dates de Kasika :

Jeudi 02/12: Fonds-Cacao à Capesterre BE Guadeloupe : entrée de l’école primaire20H00

Vendredi 03/12: Lamentin Guadeloupe20H/22H

Samedi 04/12 pour la Sicadra (agriculteurs) parking du stade de Capesterre20H/21H30

Du 05 au 09/12 Kasika se rendra à Paris

Mardi 07/12 Gymnase Léo Lagrange, Rue Léo Lagrange 94190 VILLENEUVE SAINT-GEORGES 19H/22HChanté nwèl organisé par l’association Horizon CréoleEntrée payante, infoline: 06 01 00 15 98

Mercredi 08/12 enregistrement d’un concert TV sur France1 à l’Elysée MontmartreSur invitation uniquement PARIS

Vendredi 10 et Samedi 11 Saint Martindu 15/12 au 23/12: 1 concert GRATUIT chaque soir en Guadeloupe

Mercredi 15: Ilet Pérou 20H/22H à CapesterreJeudi 16 : Casino du Gosier 21H/23H

Vendredi 17: Pointe noire Bourg 20H/22H30Samedi 18: Sainte Rose bourg 21H/23H

Dimanche 19: Jou a tradisyon à Jarry (stand de KASIKA)Dimanche 19: Saint Claude Bourg 20H/22H30

Mardi 21: Stade des Abymes 20H/22H30

Mercredi 22: Capesterre B/E bord de mer 21H/23H30

Jeudi 23: Jarry 21H/Minuit

 

Noel Kakado : Du 3 au 24 décembre 2010

Dans la commune de Vieux Habitants, autour de la crèche kakado (nom d’une petite écrevisse grise des rivières, que l’on avait coutume de consommer à Noël), on chante des chants de Noël, on transmet les traditions ancestrales et on consomme des plats anciens.

La fête de « Nwel kakado » de Vieux-Habitants est la plus réputée car cette commune perpétue la tradition en offrant un Noël typique des Antilles.
Au programme : plats traditionnels, illuminations, élection de la Reine de la crèche et concerts de Chanté Nwel.

Renseignements auprès de l’office du tourisme de Vieux-Habitants : Tél. : 05-90-98-33-43.