Posts from the ‘Chansons créoles’ Category

Prix Sacem Martinique 2011:les lauréats en videos !

Le palmarès 2011 de la 21è édition des Prix Sacem de la Martinique est tombé, lors de la cérémonie présidée par la chanteuse Jocelyne Béroard, le 09 avril dernier, à l’Atrium de Fort-de-France.

Catégorie musique traditionnelle

Kolo Barst

Tè péyi – Kolo Barst (BIDIM GRÂCE)

Catégorie Modern Jazz/Recherche

Dolor Ravi

San ou – Dolor Ravi (FOYAL BLUES)

Catégorie Musique instrumentale

Gilles Rosine

Yon’a lot – Gilles Rosine (MADIN’EXTENSION)

Kintam – Ronald Tulle (Les Notes de l’âme)

Catégorie Musique spirituelle

José Versol

T’aimer seulement t’aimer – José Versol (Ta douce voix de ANNA TEKO)

Catégorie Reggae dance hall

Kalash et Lieutenant

Pran pié –  Lieutenant et Hervé Barclay (KALASH)

Catégorie Zouk

Gilles Voyer et Tony Chasseur

Lésé mwen di – Tony Chasseur et Gilles Voyer (GILTONY’K)

Catégorie Performance vocale féminine

Goldee

Goldee – Je t’aime mais… (LE MOI DE MAY)

Catégorie Performance vocale masculine

Ralph Thamar

Ralph Thamar – Anfans (PEP’LA de MALAVOI & RALPH THAMAR)

Révélation de l’année :

E.Sy Kennenga

Yonn’-E.sy Kennenga (EK TRIP)

Catégorie auteur

Rosetta Varasse

Rosetta Varasse – La terre m’a donné ( ZIGUINOT)

Catégorie compositeur

Yohann Guglielmetti

Yohann Guglielmetti – Danm Danmié (DANM DANMIE)

Catégorie Clip

Kris Burton

Trêve de bavardage – Chris Burton (INTEMPORELLE d’ORLANE)

Prix spécial Guyane : Henri Placide

Prix spécial Guadeloupe : Guilou

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Koko Barst  – Tè Peyi 

Gilles Rosine –Yonn a lot

Ronald Tulle – 

José Versol (Ana Teko) – T’aimer seulement t’aimer

Kalash feat Lieutenant – Pran Pié

GilTony’K – Lessé mwen di...

Goldee – Je t’aime mais…

E’sy Kennenga – Yonn’ 

Ralph Thamar

Réalisation Chris Burton 

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Festival des Nuits tropicales à Paris

Ce premier festival des musiques du sud, organisé par Aztec Musique, se déroulera les 4, 5 et 6 mars prochains, au Zénith et au Trabendo, deux salles du parc de la Villette, à Paris


La programmation, année des Outre-mer français oblige, sera essentiellement consacrée à la musique caribéenne. Une large place sera faite à la découverte des nouvelles tendances de la musique antillaise avec des artistes comme Stevy Mahy, Victor O, E. Sy Kennenga, Soft qui, s’ils ont aujourd’hui un véritable impact auprès de leur public, n’en sont pas moins totalement inconnus du public hexagonal.

Le vendredi soir au Zénith, deux artistes emblématiques de la nouvelle scène créole, Victor O (Martinique) et Soft (Guadeloupe) précèderont sur scène l’une des révélations majeures de l’année en world music africano-espagnole, Buika, qui avait rempli la salle Pleyel début 2009.

A l’issue du concert, à partir de minuit jusqu’à 6 heures, les couche-tard pourront rejoindre le Trabendo où les meilleurs Djs afro-antillais animeront un grand dancefloor tropical.

La soirée du samedi au Zénith sera consacrée à la danse, de 20h à 5 heures. Au programme, biguine et mazurka avec Rony Théophile, un artiste guadeloupéen qui a entrepris de les remettre au goût du jour ; zouk, Rn’B et soul avec Tropical Juke Box qui est un collectif d’artistes très novateur autour de Lynnsha, Neg’ Marrons, Milca et Singuila ;  zouk avec le Zouk all stars, évènement créé pour le festival et qui est constitué de quelques uns des artistes les plus représentatifs du genre : Princess Lover, Jocelyne Labylle, Kim, Warren, V-Ro et d’autres, et enfin kompa avec Ti Kabzy et Carimi.

Parallèlement, le samedi soir, au Trabendo, prendra place une programmation jazz créole de 20 à 23 h 30 autour du big band de Tony Chasseur, Mizikopéyi, qui rassemble la crème des musiciens antillais et du groupe de Thierry Fanfant.

Le dimanche, le Zenith accueille le troubadour réunionnais Davy Sicard et Stevy Mahy. Ce sera aussi le premier concert à Paris des Réunionnais de Groove Lélé qui viennent de remporter les Trophées des Arts Afro Caribéens, ainsi que le premier passage au Zénith de Raoul Paz après son concert à guichet fermé à l’Elysée Montmartre de décembre dernier.

Malavoi fêtera ses 40 ans et invitera tous ceux et celles qui ont participé leur aventure. Enfin, ce sera la création à Paris de Léritaj Mona, spectacle en hommage à Eugène Mona, disparu en 1991, et qui était l’un des très grands de « la musique des Mornes » en Martinique.


La programmation des Nuits tropicales au Zénith de Paris

Vendredi 4 mars de 20 heures à 23 h 30

Victor O (Martinique), Soft (Guadeloupe), Buika (Espagne/Afrique)

Samedi 5 mars de 20 heures à 5 heures

Ti Kabzy (Haïti), E.Sy Kennenga (Martinique), Rony Théophile (Guadeloupe), Tropical Juke Box(Martinique/Guadeloupe), Carimi (Haïti), Zouk all stars, avec (Lynnsha, Neg marrons Singuila, David Denin de Martinique/Guadeloupe/Guyane/Réunion)

Dimanche 6 mars de 16 heures à 22 heures

Malavoi + invités (Martinique)

Raul Paz (Cuba)

Davy Sicard (Réunion)

Leritaj Mona (Martinique)

Stevy Mahy (Guadeloupe)

Groove Lèlè (Réunion)


La programmation des Nuits tropicales au Trabendo

Vendredi 4 mars de minuit à 6 heures

Tropical dance floor

Samedi 5 mars de 20 h 30 à minuit

Mizikopéyi big band

Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-festival-les-nuits-tropicales-66324209.html

 

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Lire aussi : Festival les Nuits Tropicales : ITW Eric Basset

Interview Soft : « Combattre pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle »

Source : http://www.mondomix.com/actualite/1087/soft-dossier-contre-culture.htm

Dans le P.M.A., le Paysage Musical Antillais, Soft est une anomalie. Avant la première écoute, le nom de la formation (« Doux » en français) laisse craindre le pire : on imagine un groupe de zouk love bling bling au bord de l’overdose sentimentale, avec clips au bord de la piscine et quincaillerie au poignet. L’écoute de leurs trois albums (« Kadans a peyi-la » en 2005, « Partout étranger » en 2007 et « Konfyans » en 2010) rassure. Certes, leur musique est douce mais elle n’est ni sirupeuse ni simpliste : un saxophone soprano y danse élégamment sur les rythmes ralentis du gwo ka guadeloupéen. Et, surtout, leurs paroles sont d’une sagesse confondante, appelant à un sursaut des Antilles sans jamais se complaire dans le rôle de la victime innocente.

Fred Deshayes, l’empêcheur de zouker en rond, à la fois chanteur du groupe et professeur de droit à Pointe-à-Pitre, répond à nos questions …

La contre-culture est elle pour vous une réalité ?

Si oui, à votre avis, quelles personnalités ou structures pourraient la représenter aujourd’hui en France?

Fred Deshayes : Dès lors que l’on a choisi de tendre vers le beau, vers le risque artistique et non vers le divertissement ordinaire où l’image compte davantage que la musique, on a déjà un pied dans la contre-culture. De plus, le positionnement des paroles est le deuxième aspect de notre démarche, l’amour est loin d’être notre thème principal. Voilà deux aspects qui fait pour nous de la contre-culture une réalité. Bien plus, sur notre « marché » largement dominé par le Zouk et la musique d’inspiration jamaïcaine, nous sommes plutôt dans le « minoritaire » en cherchant à valoriser les rythmes traditionnels sur des arrangements nouveaux.

SOFT – Mami O

Nous évoquons dans notre dossier spécial la revendication de la lenteur, la transmission des outils de communications aux minorités, l’artivisme (performances à la fois artistiques et politiques), la défense des cultures minoritaires d’ici et d’ailleurs, les coopérative de production et de diffusions culturelles, …

Vous reconnaissez-vous dans l’un de ces gestes ou l’une de ces attitudes qui peuvent ressembler à de la contre-culture ?

Fred Deshayes : Le combat pour la culture qui meurt, pour raviver celle qui chancelle, reçoit peu de soutien des diffuseurs qui le font par éclair de militantisme pour la culture ou par hasard. Ramené à la musique antillaise, c’est encore pire en France. Si vous n’êtes pas sur un rythme pop, hip hop, dance hall ou reagge, « c’est de la musique communautaire » ce qui veut simplement dire que c’est réservé aux seuls diffuseurs « communautaires ». Comme si toutes les musiques n’étaient pas « communautaires » ! Quant au message politique, paradoxalement il est plus facilement audible en Europe qu’en Outre-Mer, où les diffuseurs ne veulent surtout pas donner le sentiment de prendre à leur compte une peinture sociale qui pourrait déplaire. Au fond, les motifs de rejet sont légion mais se ramènent tous au manque d’ouverture, à la recherche du public le plus large en oubliant qu’il faut élever à la culture et non abaisser la culture à la hauteur de l’oreille qui n’entend pas.

Dans votre démarche artistique et citoyenne, vous agissez pour (en faveur de) quoi ? Et contre (en réaction à) quoi ?

Fred Deshayes : En faveur de la musique guadeloupéenne, celle qui est née chez nous avant tout. En faveur d’une prise de conscience de la nécessité de s’engager comme citoyen, comme frère, père, pour changer la vie.

Propos recueillis par François Mauger

01/02/2011

Orlane

Le prix décerné au réalisateur Khris Burton pour le clip d’Orlane en duo avec Daly, « Trêve de bavardage«  me donne naturellement l’occasion de vous parler d’Orlane, une artiste que j’aime beaucoup. Surnommée « la plus Réunionnaise des Martiniquaises » du fait de ses origines, cette chanteuse, animatrice radio, installée depuis de nombreuses années en Martinique, a complètement fait sienne la culture Antillaise, sans oublier la sienne.

Elle a débuté sa carrière avec son mentor de l’époque, le chanteur producteur Eric Virgal, alignant les succès tels que « J’ai un secret« , « Je vais te pardonner« , « Nalé« , « Jalouse« …

En 2006, elle interprète le titre « Nouveau Monde » sur l’album jeunesse « Tiwa et la pierre miroir  » et met un frein à sa carrière discographique, à la naissance son fils pour s’essayer à autre chose, notamment à l’animation radio, sur RCI International et la comédie musicale ( « 1902 » de Serge Bilé).

En 2009, elle revient à ses premiers amours, la musique, avec le double album, « Intemporelle« , riche et éclectique.

Estampillée « Zouk », ce qu’elle fait très bien, mais qui est très réducteur pour cette artiste de haut calibre, à la tessiture cristalline et modulable, Orlane est aussi à l’aise dans le zouk bien entendu, mais aussi la balade créole, la biguine, le jazz, la variété française et internationale, voire le rock. Dans cette logique, ses succès sont surtout « zouk », mais elle mérite qu’on s’attarde sur son côté folk, ses sessions acoustiques.

La discographie d’Orlane en écoute sur Deezerici

Tout simplement (1998)

J’aime (1999)

Dans la lumière (2003)

Double album live (2004)

Intemporelle (2009)

Orlane en vidéos

La « Orlane » qu’on connait moins

La « Orlane » plus classique


Joyeux anniversaire Mr Francisco !

Francisco is a Martinican artist who contributed a lot to the richness of our musical repertoire. November,10th was his  71th birthday. So Happy birthday to him !

 

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Le 10 novembre dernier, c’était l’anniversaire de Francisco, l’un des piliers de la musique Martiniquaise. 71 printemps s’il vous plait !

Cloué sur son lit depuis quelques années, suite à une maladie sévère, il n’en est pas moins lucide sur notre époque et affiche une belle volonté de vivre. Judoka émérite, dandy créole,épicurien, artiste éclectique, propriétaire de pianobar, il fut l’un des premiers à faire rentrer le tambour bèlè dans la musique  moderne Martiniquaise.

Il est l’auteur de plusieurs tubes qui sont devenus des classiques de la musique Martiniquaise tels que Fanm Matinik dou, Caroline, Inmin la vi, An bel pays et a enregistré une quinzaine d’albums.

Album compilation Martinique Magique (1991) en écoute et vente sur Antilles-Mizik.   Cliquez ici pour l’écoute : Album Martinique Magique

La saga Fanm Matinik dou, standard devenu international :

chanté en créole s’il vous plait par Maya,une chanteuse japonaise !

interprété par le Louisiana Jazz Band

et par le Chicago Jazz Gang

En 1999, Ainmin la vie, un documentaire de 42mn  est réalisé par Patrick Palmyre . Cela fait également l’objet d’une autobiographie qui paraît sous le même nom aux éditions Eoro Trajectoire (ISBN-13: 978-2952567503).

Sa bio sur sa page Facebook : Facebook Francisco