Posts from the ‘France Hexagonale’ Category

La basse groovy de Chyco Simeon

Le bassiste antillais, au groove antillais mâtiné de funk et de hip-hop, nous revient avec un tout nouvel opus, Ozanam, du nom d’un quartier martiniquais dont il est issu. C’est son 3ème album, après « Finally »(2004) et surtout « Roots Mwen » (2006) sur lequel son idole, Marcus Miller lui-même, n’a pas tari d’éloges :

« Cet album est un beau mélange de funk urbain / jazz et rythmes des Caraïbes françaises. J’ai rencontré Chyco il ya quelques années et, à ce moment-là, il m’a dit qu’il était à la recherche d’un son personnel, un son qui reflète son monde, ses racines. Je pense que, avec cet enregistrement, il a beaucoup réussi. « 

Marcus Miller

Lire sa bio : ici

Lire son interview sur Afrik.com

Site officiel : chycobass.com/fr/

Le myspace de Chyco Siméon

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Une saison chez Césaire : le théâtre d’Aimé Césaire aux Déchargeurs

« Une saison chez Césaire » , organisée dans le cadre de 2011 année des outre-mer. est l’occasion de découvrir la parole d’Aimé CESAIRE, dans un spectacle où poésie, théâtre et politique se trouvent confondus et portés par des musiciens et comédiens d’Afrique, d’Haïti et de La Martinique.

Conçue par Michèle Césaire, fille, dramaturge et directrice du théâtre Aimé Césaire à Fort-de-France et mis en scène par Rudy Rupaire, « Une saison chez Césaire »  rappelle que le combat pour la reconnaissance de la culture de l’homme noir est toujours à mener et d’actualité.

«Une  saison»,  pour goûter le temps d’une  allusion,  les  différents parfums d’humanité, de rébellion et de questions lucides qui nervurent le théâtre d’Aimé Césaire. Pour donner à l’entendement les fulgurances d’une colère jamais lasse face à la négation flagrante, sans vergogne et continue des droits fondamentaux de l’être humain qui semblent en effet, de nos jours plus que jamais, réduits à l’état de vieux squelettes en poudre, dans un placard.Une saison pour rappeler par touches brèves quelques pans notoires de l’histoire des peuples noirs des XIXe et XXe siècle. Nommer les erreurs et les horreurs connues, afin qu’elles ne soient plus commises.Une saison aussi pour prendre l’intelligence de rire, pour mieux questionner les situations que le texte de pièces comme Et les chiens se taisaient, La tragédie du roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête livrent à nos consciences.Et quand même, pour arroser et faire germer l’idée d’une vraie saison de théâtre qui permette aux enfants du théâtre de Martinique de représenter en intégralité chacune de ces pièces de notre répertoire. Pour donner à voir et imaginer Et quand les chiens se taisaient, les cicatrices de La tragédie du roi Christophe, ou bien le visionnaire d’Une saison au Congo en cette année du cinquantenaire des indépendances africaines, dans ce monde globalisé et peut être aussi où en sont nos identités dans  «Une tempête» comme celle que nous vivons aujourd’hui ?Sûrement pour suggérer, citer quelques lignes de force pour bâtir demain !Certainement pour l’urgent, le vibrant appel à l’imagination qu’il y a dans le théâtre d’Aimé Césaire.Il faut bien commencer par imaginer le changement pour qu’il se mue en idée, puis en une forêt de possibles !

Ruddy Sylaire

 

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Du 01 mars au 09 avril 2011 à 21h45.

Avec Astrid Mercier, Eric Delor, Gladys Arnaud, Jean-Bernard Ekam-Dick, Ruddy Sylaire

Les Déchargeurs 3, rue des Déchargeurs 75001 Paris  – Métro Châtelet / sortie rue de Rivoli côté n° pairs

Salle Vicky Messica  – Durée 1h10Réservations au 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)

www.lesdechargeurs.fr

 

L’outremer français à l’honneur au Festival des Banlieues Bleues 2011

La 28ème édition du Festival Banlieues Bleues se déroulera du 11 mars au 08 avril 2011, dans 14 villes de la Seine Saint-Denis et dans la ville de Gonesse, dans le Val d’Oise. 2011 étant l’Année des Outremer Français, plusieurs artistes de la Caraïbe notamment font partie de la programmation de ce festival.

Pour le programme détaillé avec les textes de présentations, rendez-vous sur www.banlieuesbleues.org
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ven 11 mars 20h30, Saint-Ouen, Espace 1789

Gato Loco /Etats-Unis INEDIT
Un mystérieux band new-yorkais complètement marteau, véritable pépite musicale lovée dans un bel écrin latin.

+ Jacques Schwarz-Bart  »Jazz-racines Haïti »
/France, Etats-Unis, Haïti, Serbie CREATION
Le saxophoniste guadeloupéen de New York convoque les esprits frappeurs d’Haïti et les racines vaudou du jazz.

Dans le cadre de 2011 Année des Outre-Mer


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ven 18 mars 20h30 , Villepinte, Espaces V

Christian Laviso trio /France
Ce guitariste hors-norme laboure les profonds sillons du Ka guadeloupéen et fertilise un jazz 100 % original.

+ Dédé Saint-Prix  »A Van Van » /France
Renaissance du groupe culte de l’incontournable chanteur-flûtiste-percussionniste de la musique antillaise.

Dans le cadre de 2011 Année des Outre-Mer


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dim 27 mars 16h, Pantin, Salle Jacques Brel

BAL CREOLE OUTRE-MER
Négoce & Signature /France
Un p’tit bal créole ? Quand ce grand personnage du quadrille vous invite à danser, il n’y a pas à négocier…

+ Ti-Coca & Wanga-Nègès /Haïti
Les plus flamboyants ambassadeurs de la musique troubadour d’Haïti, emmenés par un envoûtant sorcier du chant.

Dans le cadre de 2011 Année des Outre-Mer

(après les titres des infos)


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jeu 31 mars 20h30 Pierrefitte-sur-Seine, La Maison du peuple

Caratini Jazz Ensemble & Alain-Jean Marie, invité Roger Raspail  »Chofé Biguine La » /France
Deux amis de 30 ans célèbrent en grand orchestre les liaisons heureuses de la biguine martiniquaise et du jazz.

Dans le cadre de 2011 Année des Outre-Mer


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Together vite ! Le nouveau spectacle de la compagnie Norma Claire

Together Vite !!
du 1er au 20 mars 2011 – Théâtre Antoine Vitez – Ivry sur Seine

La Créolisation du Monde a toujours été, est, sera.

Together, vite ! révèle l’urgence de se vivre ensemble, différents, et invite à sortir des préjugés, des carcans de l’enfermement des races supérieures ou non. Enfin vite, ensemble pour se plonger dans l’énergie de nos diversités, de nos multiplicités, vite pour se vivre complexe, multiple, créole. Nous sommes traversés par les êtres, par l’humanité de chacun d’entre nous, par nos sensibles diversités culturelles, et émotionnelles… Alors, vite soyons comme le dit Edouard Glissant « Peuple Monde ».

Sur scène, 5 danseurs et 1 musicien.

Distribution : Zineb El Medhi, Justine Antona, Dolsy Baudry, Fulgence Oula et Sivilay Vichittra
Création chorégraphique : Norma Claire
Musicien : Armel Dupas
Création lumière : Romain Rastimba
Création costume : Erick Plaza Cochet
Coproduction : Théâtre d ‘Ivry-Antoine Vitez et la Compagnie Norma Claire

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De 1976 à 1992 Norma Claire a dansé dans des ballets antillais et africains ainsi qu’en soliste, en première partie des spectacles en France du Ballet National du Sénégal. Elle forme sa compagnie en 1992. Les danses africaines interviennent de façon décisive dans sa démarche créatrice. Elle part de l’essence même de ces danses, de l’énergie puisée dans la terre, pour donner matière et vie au corps dansant. Il en résulte une « liberté », une dynamique au niveau de ses chorégraphies, portée par des images d’espoir sur la femme noire, l’Afrique et l’existence d’une identité créole, rendant compte de l’ensemble de la réalité humaine.

Norma Claire enseigne la danse africaine au Studio Harmonic, au Studio Peter Goss et dans les écoles délivrant des formations professionnelles (Free Dance Song, Studio Harmonic, Centre des Arts Vivants à Paris, Centre d’Etude Artistique à Bordeaux).

Elle donne de nombreux stages : Stages Internationaux de Montpellier, aux Hivernales à Avignon… et en Europe. elle intervient régulièrement au Tanz Fabrik de Berlin en Allemagne, ainsi qu’en Italie, en Suisse et en Belgique.

Elle organise des stages de danse en Afrique avec les Ballets nationaux du Mali, du Sénégal, de Guinée…

Une formation d’animatrice socio-culturelle et de psychologue lui donne, les outils nécessaires à l’impulsion de la culture dans laVille : faire entrer la danse dans le paysage urbain.

 

Panorama 2009 | Norma Claire :: Va, Vis 

 


Dokonon et Dédé Saint-Prix animent la soirée Zouk Carnaval à la Grande Nef de la Villette


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Bakfoul organise dans le cadre de l’année des outre-mer français une soirée carnavalesque dans la soirée du samedi 5 mars à la Grande Halle de la Villette. Tandis que ce soir là (et tout le week-end), les musiques antillaises et réunionnaises seront à l’honneur au Zénith et au Trabendo avec le festival des Nuits tropicales, le carnaval sera à la Grande Halle. En images avec la retransmission en direct sur écrans géants des parades carnavalesques du samedi gras de Guadeloupe, Martinique et Guyane. En musique également, avec sur scène le grand Dédé Saint-Prix, l’infatigable performer Martiniquais. Côté danse, le groupe Dokonon se fera un plaisir de partager et faire découvrir le savoir-faire du carnaval guyanais… L’orchestre Dokonon, créé en 1998, par Martial Fontellio (bassiste, chef d’orchestre) et Roberto Maléama (batteur), comporte douze musiciens de cultures et d’influences musicales différentes. Ils présentent un répertoire très étendu de biguines, de mazurkas, de quadrilles, de danses et de chansons traditionnelles, issues du bassin caribéen et du fameux carnaval de Guyane « le piké djouk ». Animateur incontesté des « bal paré » masqués sur le sol hexagonal depuis sa création en 2002, l’orchestre Dokonon a obtenu l’invitation du mythique orchestre guyanais, « Les Mécènes » afin d’animer (en première partie) des « bal paré » masqués, où l’ambiance chaude incite les femmes déguisées à mener la danse sur des rythmes très cadencés. Cette riche expérience a mené la formation musicale à instaurer dans l’Hexagone la première « université du samedi soir » (et ce, depuis la saison carnavalesque 2004).

Leur site : http://www.dokonon.com/website/

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Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-zouk-et-carnaval-a-la-villette-67255934.html

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Lire aussi : Soirée carnaval : Dokonon enflamme la région parisienne !

Festival les Nuits tropicales à Paris – ITW Eric Basset

Interview Eric Basset, gérant du label Aztec Musique et co-organisateur des Nuits tropicales avec le Collectifdom


Quel est le concept des nuits tropicales ?

L’idée est de faire un festival des musiques du sud sachant que ça n’existe pas. C’est paradoxal pour une ville comme Paris qui a toujours été une plaque tournante des musiques du sud… On peut considérer, dans le domaine musical, qu’il y a toujours un rapport fort entre les anciennes colonies et les anciennes métropoles Les musiques des îles anglophones passent pas Londres et tout ce qui vient de l’ancienne Afrique française passe par Paris. Et pourtant, à Paris, il n’existe aucune manifestation qui permette de donner un coup de projecteur là-dessus.

Un festival des musiques du Sud, certes… Mais là, votre programmation est surtout caribéenne… Ne manque-t-il pas une dimension africaine ?

Non, parce que nous avons fait un choix. C’est la première édition de ce festival, Nuits tropicales. Elle se fait pendant l’année des Outre-mer français, alors la programmation est essentiellement ultra-marine. Mais l’année prochaine, les Nuits tropicales ne seront pas exclusivement ultramarines.

Le festival fait une belle place à la nouvelle scène créole dont votre société de production, Aztec Musique, est l’un des artisans…

Nous voulons profiter de cet événement pour mettre en valeur ce qui est aujourd’hui en train de régénérer la musique des Antilles. On ne peut parler d’une nouvelle génération d‘artistes mais ces artistes représentent un moment dans l’histoire de la musique. Depuis l’irruption et le succès de Soft, à partir de 2005, une nouvelle voie  s’est ouverte pour des gens qui ont une pratique artistique différente de ce qui se faisait avant, avec plus d’acoustique, plus de contenu dans les textes…

Ces artistes ont fait émerger de nouveaux sons de la Caraïbe et vous, vous avez misé sur ce renouveau ?

Oui, on a joué un rôle mais ça correspond aussi à ce qu’on fait depuis 25 ans. On a toujours défendu les artistes comme Malavoi, Dédé Saint-Prix, Beethova Obas, Chris Combette… Et je trouve que, sans parler de filiation, il y a une proximité dans leur démarche musicale et celle des nouveaux artistes. Nous essayons aussi d’avoir notre propre cohérence !

Ce qui est peut-être moins cohérent, c’est de continuer à produire des disques (plus d’une dizaine par an) dans ce marché sinistré. Comment ça se passe pour Aztec musique ?

La crise a commencé depuis fin 2003. Le marché a perdu 60 ou 70 % de son potentiel. Cette crise touche la musique antillaise comme toutes les autres musiques. Aujourd’hui, les chiffres de vente qu’on fait sur les albums qu’on sort n’ont strictement rien à voir avec ce qu’on faisait il y a dix ans. C’est donc très compliqué et on est obligé de faire attention à toutes les dépenses, que ce soit en production ou en promotion. Mais nous sommes aussi volontaristes parce que, pour l’instant en tout cas, les choix qu’on a faits ne semblent pas mauvais. Les artistes que nous avons produits ont rencontré leur public sur un marché assez dramatique et ils sont plutôt classés du côté des meilleures ventes.

Dans l’Hexagone comme dans les outre-mer ?

C’est plus net aux Antilles et en Guyane qu’à Paris. Soft, Victor O, Stevy Mahy ou E. Sy Kennenga sont parmi les meilleures ventes en Martinique et en Guadeloupe. A Paris, ça se passe bien mais disons que le zouk et le zouk love habituels résistent mieux en métropole qu’aux Antilles. C’est donc vrai que nos artistes ont trouvé leur public et c’est ce qui nous permet de continuer d’exister.

Allez-vous survivre dans cette nouvelle économie numérique ?

On résiste parce que l’on pense qu’à terme les choses vont évoluer et que l’économie numérique va jouer un rôle de plus en plus important. Aujourd’hui, le numérique représente 10 à 12 % de notre chiffre ­– c’est peu et ça ne compense pas du tout les pertes du marché physique – et il n’y a pas de raison que ça ne finisse pas par représenter une part importante du marché de la musique. Ce jour-là, ceux qui auront réussi à développer des artistes et créer du catalogue, seront bien placés.

Dans cette perspective, où se situent dans votre stratégie la scène et un festival comme les Nuits tropicales ?

J’ai commencé à produire des concerts pour Malavoi en 1983, et c’est parce qu’ils n’avaient pas de producteur de disques et qu’il faut un disque pour pouvoir faire des concerts régulièrement qu’on s’y est mis. Aujourd’hui, on essaie de mener de front les deux. On n’est pas organisé pour faire des tournées pour l’instant mais les concerts à Paris, comme on en fait depuis des années, sont indispensables pour mettre en valeur les artistes qu’on produit. La scène est un passage incontournable et le Festival une vitrine de ces musiques qui permet de mettre en valeur les artistes à l’intérieur d’un événement qui dépasse le potentiel de chacun.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)

Festival des Nuits tropicales, les 4, 5 et 6 mars à la Villette. Une iniytiative du Collectifdom qui en a confié la réalisation à Aztec Musique


Aztec Musique

Avant que le nom de sa société ne prenne celui d’Aztec musique, Eric Basset a dirigé les labels Blue Silver puis Déclic avec qui il a produit, notamment, Zouk machine en 1990. En 1998, il est racheté par Sony Music qui vire tout le monde au bout de 18 mois. Eric Basset remonte alors Créon Music en 1999. Il continue de produire Malavoi, Edith Lefel, Tanya Saint-Val, Jocelyne Béroard, Beethova Obas, Sonia Dersion, Ti-Vice, Ralph Thamar, Dédé St-Prix, Christiane Valejo, Chris Combette, Jane Fostin, Victor Delver… En 2006 la sortie de l’album de Soft « Kadans a péyi la » lui ouvre les portes de grands média nationaux. Créon est racheté par le groupe audiovisuel Maya (qui choisit le nom Aztec). En 2008, Eric Basset reprend la main sur son label. Depuis il a produit Ti Malo, Eric Cosaque, V-Ro, Orlane, Tabou Kombo,Goldie, James Germain, Stevy Maky, Krys, Rony Théophile ou Kennenga…

Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-festival-les-nuits-tropicales-66323813.html

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Lire aussi : Festival des nuits tropicales à Paris

Poulbwa ! dernier spectacle de danse de Max Diakok

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Diakok met en scène Poulbwa !

Le chorégraphe guadeloupéen, Max Diakok présente une pièce chorégraphique de 60 minutes pour 5 danseurs et 3 musiciens autour du gwoka et de l’agoubaka. Poulbwa est une peinture poétique de la société de consommation. Voguant entre humour décalé et gravité, cette pièce chorégraphique met en perspective les rapports changeants qu’entretiennent entre eux les individus au gré de l’intrusion des objets de consommation dans leur espace personnel ou social. Dès lors, qui de l’individu et de l’objet mène la danse ? Est-ce l’objet qui donne un statut à l’individu ? L’individu est-il en mesure de jongler librement avec l’objet selon ses réels besoins ? Loin de privilégier une vision manichéenne de cette mécanique de la consommation qui n’induirait que « consumation » de l’individu, Poulbwadépeint également le cheminement têtu de l’espoir.

Photos : Olga Schanen

Vendredi 18 et samedi 19 mars à 20 h 30, dimanche 20 à 16 heures à la MJC Club de Créteil, et du mercredi 13 au samedi 16 avril à 19 heures et dimanche 17 à 18 heures au Théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes.

 


Diakok, chorégraphe de l’agoubaka

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Max Diakok a découvert la danse dans l’univers des soirées léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe (Sainte-Rose, Baie Mahault, Le Lamentin). Il y découvre une forme de danse traditionnelle très codée. Des maîtres-ka le guideront durant ces années d’initiation par immersion et dès 1980, il commence à s’exprimer dans les « rondes ». A partir de 1987, il continue sa quête avec des groupes de gwoka moderne pour lesquels il danse en solo. Au cours de l’année 1989, il continue son apprentissage par l’étude de nouvelles formes de danse : modern-jazz et danse moderne avec Léna Blou, danse classique avec Simone Texauraud. En 1990 il quitte la Guadeloupe pour la Ciotat et Toulon et y séjourne pendant une année pour suivre une formation en danse classique tout en travaillant parallèlement la danse contemporaine. Arrivé à Paris en 1991, il intègre L’école de Jazz Rick Odums pendant deux années. Gardant en ligne de mire sa quête d’une nouvelle gestuelle à la fois enracinée et universelle, il se consacre prioritairement à la danse contemporaine, à la danse africaine et à des techniques corporelles tel que le yoga tout en continuant à puiser dans son vocabulaire de gestuelle gwoka. Max Diakok a approfondi son travail de création chorégraphique au sein de la Compagnie Boukousou, créée à Paris en 1995. Il revisite les gestuelles guadeloupéennes, en particulier le gwoka, en y introduisant d’autres dynamiques, d’autres traitements de l’espace, en introduisant d’autres développements rythmiques, en flirtant avec la théâtralisation, voire le détournement de la gestuelle gwoka. Ce travail augure l’avènement de sa nouvelle gestuelle dite « agoubaka ».

Max Diakok, dans sa quête de la gestuelle gwoka,  s’est entouré de musiciens tels qu’Alain Jean Marie, Roger Raspail, Dominique Tauliaut, ou Rico Toto… Ses créations ont déjà été programmées dans de nombreux festivals : Paris, France, Bristol, Brighton, Liverpool, Dakar, Budapest, Guyane, Martinique.

Max Diakok a notamment travaillé avec Les chorégraphes et Cie (Paolo Campos, Germaine Acogny, Jean François Duroure), Carpe Diem, Axis Project (franco-anglais). Pierre N’Doumbé, Christian Bourigault ou la    guyanaise Norma Claire. Au Théâtre, il a travaillé avec les metteurs en scène Luc Saint-Eloy du Théâtre de l’Air nouveau, Jean-Michel Martial et la Cie l’Autre souffle. Il a également participé à diverses émissions de variété à la télévision française (Michel Drucker, Jacques Martin, Jean-Pierre Foucault…).


Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-max-diakok-67393078.html

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DIAKOK : ARTISAN DE LA CULTURE KREYOL