« Une saison chez Césaire » , organisée dans le cadre de 2011 année des outre-mer. est l’occasion de découvrir la parole d’Aimé CESAIRE, dans un spectacle où poésie, théâtre et politique se trouvent confondus et portés par des musiciens et comédiens d’Afrique, d’Haïti et de La Martinique.

Conçue par Michèle Césaire, fille, dramaturge et directrice du théâtre Aimé Césaire à Fort-de-France et mis en scène par Rudy Rupaire, « Une saison chez Césaire »  rappelle que le combat pour la reconnaissance de la culture de l’homme noir est toujours à mener et d’actualité.

«Une  saison»,  pour goûter le temps d’une  allusion,  les  différents parfums d’humanité, de rébellion et de questions lucides qui nervurent le théâtre d’Aimé Césaire. Pour donner à l’entendement les fulgurances d’une colère jamais lasse face à la négation flagrante, sans vergogne et continue des droits fondamentaux de l’être humain qui semblent en effet, de nos jours plus que jamais, réduits à l’état de vieux squelettes en poudre, dans un placard.Une saison pour rappeler par touches brèves quelques pans notoires de l’histoire des peuples noirs des XIXe et XXe siècle. Nommer les erreurs et les horreurs connues, afin qu’elles ne soient plus commises.Une saison aussi pour prendre l’intelligence de rire, pour mieux questionner les situations que le texte de pièces comme Et les chiens se taisaient, La tragédie du roi Christophe, Une saison au Congo, Une tempête livrent à nos consciences.Et quand même, pour arroser et faire germer l’idée d’une vraie saison de théâtre qui permette aux enfants du théâtre de Martinique de représenter en intégralité chacune de ces pièces de notre répertoire. Pour donner à voir et imaginer Et quand les chiens se taisaient, les cicatrices de La tragédie du roi Christophe, ou bien le visionnaire d’Une saison au Congo en cette année du cinquantenaire des indépendances africaines, dans ce monde globalisé et peut être aussi où en sont nos identités dans  «Une tempête» comme celle que nous vivons aujourd’hui ?Sûrement pour suggérer, citer quelques lignes de force pour bâtir demain !Certainement pour l’urgent, le vibrant appel à l’imagination qu’il y a dans le théâtre d’Aimé Césaire.Il faut bien commencer par imaginer le changement pour qu’il se mue en idée, puis en une forêt de possibles !

Ruddy Sylaire

 

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Du 01 mars au 09 avril 2011 à 21h45.

Avec Astrid Mercier, Eric Delor, Gladys Arnaud, Jean-Bernard Ekam-Dick, Ruddy Sylaire

Les Déchargeurs 3, rue des Déchargeurs 75001 Paris  – Métro Châtelet / sortie rue de Rivoli côté n° pairs

Salle Vicky Messica  – Durée 1h10Réservations au 0892 70 12 28 (0,34 €/mn)

www.lesdechargeurs.fr