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Diakok met en scène Poulbwa !

Le chorégraphe guadeloupéen, Max Diakok présente une pièce chorégraphique de 60 minutes pour 5 danseurs et 3 musiciens autour du gwoka et de l’agoubaka. Poulbwa est une peinture poétique de la société de consommation. Voguant entre humour décalé et gravité, cette pièce chorégraphique met en perspective les rapports changeants qu’entretiennent entre eux les individus au gré de l’intrusion des objets de consommation dans leur espace personnel ou social. Dès lors, qui de l’individu et de l’objet mène la danse ? Est-ce l’objet qui donne un statut à l’individu ? L’individu est-il en mesure de jongler librement avec l’objet selon ses réels besoins ? Loin de privilégier une vision manichéenne de cette mécanique de la consommation qui n’induirait que « consumation » de l’individu, Poulbwadépeint également le cheminement têtu de l’espoir.

Photos : Olga Schanen

Vendredi 18 et samedi 19 mars à 20 h 30, dimanche 20 à 16 heures à la MJC Club de Créteil, et du mercredi 13 au samedi 16 avril à 19 heures et dimanche 17 à 18 heures au Théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes.

 


Diakok, chorégraphe de l’agoubaka

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Max Diakok a découvert la danse dans l’univers des soirées léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe (Sainte-Rose, Baie Mahault, Le Lamentin). Il y découvre une forme de danse traditionnelle très codée. Des maîtres-ka le guideront durant ces années d’initiation par immersion et dès 1980, il commence à s’exprimer dans les « rondes ». A partir de 1987, il continue sa quête avec des groupes de gwoka moderne pour lesquels il danse en solo. Au cours de l’année 1989, il continue son apprentissage par l’étude de nouvelles formes de danse : modern-jazz et danse moderne avec Léna Blou, danse classique avec Simone Texauraud. En 1990 il quitte la Guadeloupe pour la Ciotat et Toulon et y séjourne pendant une année pour suivre une formation en danse classique tout en travaillant parallèlement la danse contemporaine. Arrivé à Paris en 1991, il intègre L’école de Jazz Rick Odums pendant deux années. Gardant en ligne de mire sa quête d’une nouvelle gestuelle à la fois enracinée et universelle, il se consacre prioritairement à la danse contemporaine, à la danse africaine et à des techniques corporelles tel que le yoga tout en continuant à puiser dans son vocabulaire de gestuelle gwoka. Max Diakok a approfondi son travail de création chorégraphique au sein de la Compagnie Boukousou, créée à Paris en 1995. Il revisite les gestuelles guadeloupéennes, en particulier le gwoka, en y introduisant d’autres dynamiques, d’autres traitements de l’espace, en introduisant d’autres développements rythmiques, en flirtant avec la théâtralisation, voire le détournement de la gestuelle gwoka. Ce travail augure l’avènement de sa nouvelle gestuelle dite « agoubaka ».

Max Diakok, dans sa quête de la gestuelle gwoka,  s’est entouré de musiciens tels qu’Alain Jean Marie, Roger Raspail, Dominique Tauliaut, ou Rico Toto… Ses créations ont déjà été programmées dans de nombreux festivals : Paris, France, Bristol, Brighton, Liverpool, Dakar, Budapest, Guyane, Martinique.

Max Diakok a notamment travaillé avec Les chorégraphes et Cie (Paolo Campos, Germaine Acogny, Jean François Duroure), Carpe Diem, Axis Project (franco-anglais). Pierre N’Doumbé, Christian Bourigault ou la    guyanaise Norma Claire. Au Théâtre, il a travaillé avec les metteurs en scène Luc Saint-Eloy du Théâtre de l’Air nouveau, Jean-Michel Martial et la Cie l’Autre souffle. Il a également participé à diverses émissions de variété à la télévision française (Michel Drucker, Jacques Martin, Jean-Pierre Foucault…).


Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-max-diakok-67393078.html

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DIAKOK : ARTISAN DE LA CULTURE KREYOL