Chanteur lyrique, il fait partie des rares chanteurs noirs ou métis français pouvant vivre de leur passion. Sopraniste, contre-ténor, sa tessiture de voix extrêmement rare chez un homme, ajoute à sa singularité.

Dans l’univers musical, on dit qu’il a la voix des castrats, ces énigmatiques chanteurs à la voix d’ange, née de la mutilation de leurs testicules au plus jeune âge, leur permettant d’interpréter à la perfection des airs virtuoses. Les castrats furent adulés dans les cours européennes aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les critiques ont baptisé Fabrice di Falco « Le Farinelli créole », en référence au plus célèbre des castrats.

C’est la rencontre en Martinique avec la cantatrice noire Barbara Hendricks, invitée à donner un récital à Fort-de-France en 1992 qui lui sera décisive et va donner impulsion à sa carrière. Après l’avoir auditionné, elle lui conseille de partir pour Paris et lui donne les coordonnées d’un professeur de chant. Il sera premier prix de chant du CNR Boulogne-Billancourt en 1999.


Amoureux de la musique religieuse baroque, il forme un duo avec la claveciniste Hughette Gremy-Chauliac dans un programme spirituel,où il interprète entre autre le Stabat Mater de Vivaldi et le Salve Regina de Pergolèse.. Son interprétation est appréciée dans de nombreux Festivals nationaux et internationaux . Ses rencontres avec les metteurs en scène tels Stanislas Nordey,Dieter Dorn,Paul Emile Fourny,frédéric Fisbach, Jean-christophe Sais, Marcello Lombardero… lui permettent de ne pas dissocier le chant du théatre car il s’oblige à incarner un personnage aussi bien vocalement,musicalement que théatralement.

Produit du métissage (un père italien, une mère martiniquaise et une grand-mère maternelle békée), Fabrice di Falco n’a de cesse de casser l’uniformisme qui enferme sa famille musicale, qu’il décrit lui-même comme « cloisonnée ». En vrac, il alterne le baroque et le jazz, touche à la comédie musicale et au mannequinat, alors que peu de chanteurs d’opéra s’aventurent vers ces genres qui pourraient entacher leur image.


Cet éclectisme se vérifie lorsqu’ en 2005,il se produit aux côtés du saxophoniste camerounais Manu Dibango au Trianon à Paris, ou qu’en 2007, il interprète le rôle d’Orphée dans le spectacle musical des arts martiaux modernes au Cirque d’hiver à Paris.

Actuellement « chanteur officiel » du Sultan d’Oman, Qaboos bin Saïd, statut qu’il détient depuis trois ans, il vit désormais entre Paris et Oman.

Pour la petite histoire, il est dit que la voix de Fabrice Di Falco, a suscité la vocation du contre-tenor Philippe Jaroussky, la nouvelle star de la musique classique en France, qui après l’avoir vu en concert, a changé d’optique de carrière, quittant la pratique du violon pour se mettre au chant.

Présentation en vidéo :  

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http://fabrice.difalco.online.fr/

Sources : articles sur Rfi.com : Fabrice di Falco, masculin-féminin (2010) et Fabrice Di Falco, le Farinelli créole (2006)

Site d’informations sur les voix de contre-tenors : http://www.contre-tenor.net/

Article sur Fabrice Di Falco sur contre-tenor.net : http://www.contre-tenor.net/articles.php?ID=17

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Concert pour la recnstruction de la Cathédrale de Port-au-Prince(Haiti)

Sopranist trio/Fabrice di Falco,Manu Dibango,Thomas Bloch