The debut LP of Stevy Mahy has just been  released but  the buzz  has been made several months prior to this event. Her single, Beautiful has been on everyone’s lips since then. Although it’s her first album, she is not a newcomer, as she started at 9, singing along with her mother, singer Gustavie Cham. This album, through an intimate creole folk music, is the result of her life, the one of a woman from Guadeloupe  who has lived in the UK and many US cities.

 

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Vous vous souvenez sans doute de la chanson « Dépi ou pati »  que Gustavie Cham chantait en 1986 en compagnie d’une adorable petite fille :

Et bien , cette petite fille, qui d’ailleurs est la propre fille de Gustavie Cham, a grandi est devenue Stevy Mahy, la nouvelle sensation dont on parle en ce moment.

Plusieurs mois avant la sortie de son 1er  album, The beautiful side of a Kreyol Folk trip, son tube Beautiful était sur toutes les lèvres.

Something about you, second extrait de l’album.

Extraits de l’article de France-Antilles lui a consacré : lire l’intégralité de l’article ici.

Des débuts à 9 ans

Mais en fait, Stevy Mahy n’en est pas à sa première incursion dans la musique. A 9 ans, elle chante avec sa maman, Gustavie Cham, Manman dèpi ou pati, puis Je veux d’un petit frère. « J’ai toujours vu ma mère chanter. Je la suivais toujours quand elle allait en studio, se souvient la chanteuse. J’ai toujours été un peu attirée par ça. Quand elle compose Manman dèpi ou pati, chanson qu’elle écrit pour sa maman décédée, je chante un peu avec elle. Elle me demande alors si je veux l’interpréter sur l’album avec elle. Voilà, ça s’est fait tout naturellement. »
Entre-temps, la petite Stevy grandit, trace sa route. De 20 à 30 ans, son histoire s’écrit entre Londres, New York, Los Angeles, Detroit, etc, avec régulièrement des périodes de vacances en Guadeloupe. Et puis, il y a trois ans, la jeune femme se pose à nouveau ici, pour une longue période. Elle travaille un temps dans le milieu de l’audiovisuel, notamment à La Une Guadeloupe, mais la musique ne la quitte pas pour autant.
L’histoire de l’album, finalement c’est l’histoire de son parcours. Un parcours qu’elle dit initiatique, musical. « Ma musique est inextricablement liée à ma personne. Ça démarre à Paris où je suis née. J’arrive à 6 ans en Guadeloupe, que je quitte à nouveau à 12 ans pour retourner à Paris. C’est là-bas que j’acquiers mes premières influences musicales. Je fais ensuite le choix de partir aux Etats-Unis. J’y rencontre d’autres artistes, découvre d’autres horizons musicaux. Au moment où je décide de m’installer réellement aux Etats-Unis, après plusieurs va-et-vient, j’ai comme un réveil. »

Retour à la maison

« Je me dis “Il faut que je rentre chez moi, en Guadeloupe, finalement”. En revenant ici, je me retrouve à la croisée de mes influences musicales européennes et américaines, poursuit-elle. Là, ma musique prend tout son sens. Il fallait que “j’accouche” de ma musique ici. C’est comme si, pendant toutes ces années, mes voyages représentaient ma grossesse, mais c’est chez moi que j’ai donné naissance à ma musique. D’où l’idée du titre de l’album, The Beautiful Side of a Kreyol Folk Trip, parce que c’est un vrai voyage qui me ramène chez moi. »

Ses concerts en Guadeloupe, à la Maroquinerie et sa prestation dans le cadre du Festival Vibrations Caraibes en compagnie de Goldee et Inès, montre qu’elle bénéficie d’un réel buzz et que son public est totalement conquis, peut-être à l’excès.

Alors, surestimée Stevy Mahy ? Je ne dirais pas ça car la jeune femme a un talent certain, une originalité, un univers intimiste, feutré, qui dépasse les frontières des langues et des cultures. Moi sur qui le charme opère, le seul bémol que je ferais, serait peut-être qu’elle reste toujours sur le même registre , tout au long de l’album, ce qui à long terme pourrait lasser. Quant à sa prestation, au Bal créole, je l’ai moyennement appréciée, non pas au niveau de la voix et de l’interprétation, mais au niveau de sa prestance sur scène,  car il me semblait qu’elle surjouait le côté » bonne vivante, amazone, fanm lokal« , sans doute pour pallier au fait que ses chansons soient plutôt douces, mais ce qui est en contradiction avec son image. Mais sans doute est-ce simplement un faux-pas de jeunesse, car assurément elle ira très loin.

Page Facebook de Stevy Mahy