Archive for novembre 2010

Tabou Combo et T-Vice au Zénith de Paris : les images du concert

Tabou Combo and T-Vice, two of  the most popular haitian Konpa music band,  performed last november 6th, at the Zénith de Paris, in a crowded concert hall, mostly full of Haitians and French West Indian people. Tabou Combo, has been a Kompa music ambassador for 42 years,  transmitting the Haitian vibes all over the world. Their single « New-York city » was a huge international hit in 1974. T-Vice represents the new generation of konpa.

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Le 6 novembre dernier, dans un Zénith de Paris archi comble, deux poids lourds de la musique haïtienne avait donné rendez-vous au public parisien, Tabou Combo et T-Vice. 42 ans déjà que Tabou Combo, avec son chanteur charismatique, Shoubou, toujours au top de sa forme, arpente les salles de concerts du monde pour véhiculer les vibrations du compas. Quant à T-Vice, les petits jeunes de Miami, avec Carimi, l’autre groupe emblématique du Nu Konpa, ils ont su redonné un nouveau souffle à ce style musical, en perte de vitesse dans les années 90, devant la déferlante zouk.

Voir davantage de photos sur Kompaparis.com

Lire l’article  de Fxcaraibeparis.com sur Tabou Combo et T Vice, les bonnes étoiles du konpa

Quelques videos des Zénith passés :

Site officiel de Tabou Combo

Facebook France de T-Vice

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La nouvelle sensation Stevy Mahy …beautiful !

The debut LP of Stevy Mahy has just been  released but  the buzz  has been made several months prior to this event. Her single, Beautiful has been on everyone’s lips since then. Although it’s her first album, she is not a newcomer, as she started at 9, singing along with her mother, singer Gustavie Cham. This album, through an intimate creole folk music, is the result of her life, the one of a woman from Guadeloupe  who has lived in the UK and many US cities.

 

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Vous vous souvenez sans doute de la chanson « Dépi ou pati »  que Gustavie Cham chantait en 1986 en compagnie d’une adorable petite fille :

Et bien , cette petite fille, qui d’ailleurs est la propre fille de Gustavie Cham, a grandi est devenue Stevy Mahy, la nouvelle sensation dont on parle en ce moment.

Plusieurs mois avant la sortie de son 1er  album, The beautiful side of a Kreyol Folk trip, son tube Beautiful était sur toutes les lèvres.

Something about you, second extrait de l’album.

Extraits de l’article de France-Antilles lui a consacré : lire l’intégralité de l’article ici.

Des débuts à 9 ans

Mais en fait, Stevy Mahy n’en est pas à sa première incursion dans la musique. A 9 ans, elle chante avec sa maman, Gustavie Cham, Manman dèpi ou pati, puis Je veux d’un petit frère. « J’ai toujours vu ma mère chanter. Je la suivais toujours quand elle allait en studio, se souvient la chanteuse. J’ai toujours été un peu attirée par ça. Quand elle compose Manman dèpi ou pati, chanson qu’elle écrit pour sa maman décédée, je chante un peu avec elle. Elle me demande alors si je veux l’interpréter sur l’album avec elle. Voilà, ça s’est fait tout naturellement. »
Entre-temps, la petite Stevy grandit, trace sa route. De 20 à 30 ans, son histoire s’écrit entre Londres, New York, Los Angeles, Detroit, etc, avec régulièrement des périodes de vacances en Guadeloupe. Et puis, il y a trois ans, la jeune femme se pose à nouveau ici, pour une longue période. Elle travaille un temps dans le milieu de l’audiovisuel, notamment à La Une Guadeloupe, mais la musique ne la quitte pas pour autant.
L’histoire de l’album, finalement c’est l’histoire de son parcours. Un parcours qu’elle dit initiatique, musical. « Ma musique est inextricablement liée à ma personne. Ça démarre à Paris où je suis née. J’arrive à 6 ans en Guadeloupe, que je quitte à nouveau à 12 ans pour retourner à Paris. C’est là-bas que j’acquiers mes premières influences musicales. Je fais ensuite le choix de partir aux Etats-Unis. J’y rencontre d’autres artistes, découvre d’autres horizons musicaux. Au moment où je décide de m’installer réellement aux Etats-Unis, après plusieurs va-et-vient, j’ai comme un réveil. »

Retour à la maison

« Je me dis “Il faut que je rentre chez moi, en Guadeloupe, finalement”. En revenant ici, je me retrouve à la croisée de mes influences musicales européennes et américaines, poursuit-elle. Là, ma musique prend tout son sens. Il fallait que “j’accouche” de ma musique ici. C’est comme si, pendant toutes ces années, mes voyages représentaient ma grossesse, mais c’est chez moi que j’ai donné naissance à ma musique. D’où l’idée du titre de l’album, The Beautiful Side of a Kreyol Folk Trip, parce que c’est un vrai voyage qui me ramène chez moi. »

Ses concerts en Guadeloupe, à la Maroquinerie et sa prestation dans le cadre du Festival Vibrations Caraibes en compagnie de Goldee et Inès, montre qu’elle bénéficie d’un réel buzz et que son public est totalement conquis, peut-être à l’excès.

Alors, surestimée Stevy Mahy ? Je ne dirais pas ça car la jeune femme a un talent certain, une originalité, un univers intimiste, feutré, qui dépasse les frontières des langues et des cultures. Moi sur qui le charme opère, le seul bémol que je ferais, serait peut-être qu’elle reste toujours sur le même registre , tout au long de l’album, ce qui à long terme pourrait lasser. Quant à sa prestation, au Bal créole, je l’ai moyennement appréciée, non pas au niveau de la voix et de l’interprétation, mais au niveau de sa prestance sur scène,  car il me semblait qu’elle surjouait le côté » bonne vivante, amazone, fanm lokal« , sans doute pour pallier au fait que ses chansons soient plutôt douces, mais ce qui est en contradiction avec son image. Mais sans doute est-ce simplement un faux-pas de jeunesse, car assurément elle ira très loin.

Page Facebook de Stevy Mahy

Inès…Bwabwa style !

Inès is one of my favourite  new artists.Compared to  Erykah Badu, she is more than that, deeply rooted in her caribbean culture. She made her debut album in 2008.

J’avoue, Inès est une de mes chouchoutes. J’aime son univers, sa musique, son attitude, son discours, son look. Je l’ai entendu pour la 1ere fois sur la compilation de soul française Atypik Soul (en même temps qu’Erik d’ailleurs), puis je l’ai vu plusieurs fois en live. Bien sûr, ses influences nu soul sont évidentes, mais bien plus qu’un ersatz d’ Erykah Badu créole, ses racines sont solidement ancrés dans sa culture caribéenne. Elle représente d’ailleurs assez bien nos nouvelles réalités, soit une afropéenne chantant en créole, mi-guadeloupéen, mi-haitien, mi….bwabwa !

Extrait de sa bio sur le Myspace d\’Inès :

INES KHAI est une chanteuse profondément guadeloupéenne. Guadeloupéenne dans sa langue qui reste CRÉOLE malgré l’exil, dans sa peau qui vibre sur les accords caribéens, dans son cœur qui bat aux rythmes du TAMBOUR KA.
Son enfance en France est aussi une enfance en Guadeloupe car, dans la maison familiale, c’est le créole et le son du ka qui résonnent.
Les années s’écoulent en musique jusqu’à ce qu’elle croise le chemin du metteur en scène Mohamed Rouabhi. Il lui permet d’emmener son créole aux quatre coins de la France mais aussi à l’étranger (Belgique, Pays-Bas, Italie, Sénégal, Brésil…) par le biais de son spectacle MALCOLM X. S’en suivront d’autres collaborations avec la compagnie Les Acharnés (Requiem Opus 61, Vive Le France). Parallèlement, elle découvre le negro spiritual au sein de la chorale GOSPEL DREAM ainsi que le gospel contemporain avec GOSPEL R&B LINE. Son répertoire alors nu soul en créole s’étoffe peu à peu jusqu’à sa rencontre avec DJ Phonie puis Exxòs qui l’initient au son kako mizik. C’est de toutes ces influences que nait en 2008 son premier album BWABWA.
L’amour du live la conduit sur de nombreuses scènes parisiennes (Canal Opus, Divan du Monde, Baiser Salé, Chapelle des Lombards, New Morning…) et caribéennes (Bik Kréyol, Little Buddah, Salle Robert Loyson, Artchipel…).
Aujourd’hui, c’est le ka qui est au centre du nouveau répertoire pour conter l’histoire de Nèg lòt bò, l’exilé, celui qui chante une Guadeloupe fantasmée, rêve, maudit cet océan et ce voyage triangulaire. Nèg lòt bò accompagné d’une guitare et d’un KA pour chanter le BLUES du mal-aimé, de celui qui cherche sa place ailleurs, derrière l’océan.

En live :

Actualité : après un 1er album sorti en 2008, elle travaille actuellement à l’enregistrement de son second opus.


Goldee, une fille en or…sa carrière en vidéos!

Goldee is a young singer who left some years ago, her native Martinique, to carry on her college studies in Paris, while still developing her artistic career. Her debut LP, Le mois de May, made of Pop and Caribbean rythms was launched in 2009. Let’s splash into her world in a few videos…

 

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Goldee, de son vraie nom, Magali Lorto, est une jeune chanteuse native de la Martinique, qui mène de front une carrière d’étudiante en anglais et sa carrière artistique, déjà bien remplie.  Elle  a un univers musical bien à elle. Sa voix cristalline nous transporte dans un monde onirique, ouaté dans une bulle de pop créole acidulée. C’est frais, léger, sans prétention, ça se mange sans faim et ça apaise, dans ce monde de brutes…moi j’aime beaucoup !

L’image qui se dégage de ses clips videos est celle d’une jeune femme moderne qui a gardé son âme d’enfant, décidée (mais qui se cherche encore), mélancolique, saine, pleine de joie de vivre, sexy (mais pas vulgaire), ce qui nous change  un peu des codes, parfois négatifs, véhiculés par les jeunes…

Plongeons donc dans son univers en quelques clips !

One Day

Elle débute comme choriste au sein du groupe One Day.

Sexy Lady

Elle se voit proposée un featuring sur ce titre de Lord Kossity qui la propulse au devant de la scène.

Baby Fly – Pointe des Nègres

Chanteuse phare de la compilation B-Caribbean sur lequel elle interprète 6 titres dont les tubes Baby Fly puis Pointe des Nègres, écrit lors de son départ pour l’hexagone, lancent sa carrière.

Un rêve, une idée

Ce titre est le 1er single de son 1er album, le Mois de May, sorti en mai 2009.

Chaque jour

Second titre extrait de l’album.

Page Facebook de Goldee

Inès, Goldee, Steve Mahy jeunes espoirs de la nouvelle scène créole

La dernière édition du festival Vibrations Caraibes s’est achevée le 14 novembre dernier par le  traditionnel Bal Créole de la Bellevilloise, avec trois jeunes figures de la chanson antillaise : Goldee (Martinique), Inès et Steevy Mahy (Guadeloupe).

L’occasion pour moi de me pencher plus longuement sur  ces demoiselles qui nous transportent dans un univers qui leur est, pour chacune, propre. Je vous y  invite donc sur les prochains posts.

Joby Bernabé _ Il était une voix …

Next to the Last Poets or Linton Kwesi Johnson, the French West Indies have also their spoken word pioneer artist with Joby Bernabé. Atypic and ecclectic, he expresses himself as a poet, actor, stage director, jewelry designer and so many other things. Recently an album celebrating his 30 years of career has been released, Joby30, and on nov.5th, he began his tour in hexagonal France, with a memorable concert, in the most famous Jazz temple of Paris, the New Morning.

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Un artiste atypique et éclectique

Précurseur du slam, poète engagé, chantre charismatique de l’oralité, mais aussi artisan d’art, créateur de bijoux, metteur en scène de théâtre ou encore comédien, Joby exprime sa créativité au travers d’une multitude d’expressions artistiques.

Joby, c’est d’abord une voix sans nulle autre pareille, grave, puissante et envoûtante.
Il s’est imposé comme l’un des plus grands poètes et diseurs de la Martinique, et sa notoriété dépasse aujourd’hui largement les frontières de son île.

Chevalier de l’ordre national du Mérite en 1994,  Prix SACEM 2000 pour son album « Il était une voix », officier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2006, il reçoit un Prix SACEM pour l’ensemble de son œuvre en 2009.

Une voix, une présence

Une plume

Pour les créolophones, le texte de Fanm, ode à la femme qui est devenu un texte d’anthologie de la poésie antillaise. Un petit bijou !

Un album

A l’occasion de ses 30 années de scène, Joby Bernabé vient de sortir un double album collector «Joby 30 » qui reprend une majorité de ses textes phares avec de nombreux inédits.

Joby nous transporte au cœur d’un univers où le texte est action et le geste rituel. Ses poèmes ou le chant des mots se suffisent à eux-mêmes sont accompagnés d’une musique épurée et d’une dimension théâtrale.
Cette spatialité se retrouve dans son double album partagé entre mélodies méditatives et rythmiques énergisantes. C’est le fruit d’une élaboration jubilatoire et progressive avec les musiciens qui l’entourent depuis des années, en vertu de leurs sensibilités qui les situent bien au-delà de leurs remarquables qualités techniques.

Une tournée hexagonale

Le 5 novembre dernier, il entamait une tournée dans l’hexagone en nous offrant un concert mémorable au New Morning, à Paris. Résumé du concert ici.

Site officiel de Joby Bernabé : jobybernabe.com

Articles parus sur Joby Bernabé :

RFI.com (2010) Joby Bernabé, slammeur avant l\’heure

Telerama (2010) Trente années de paroles partagées

Afrik.com (2007) Joby Bernabé, l’homme fait voix

Joyeux anniversaire Mr Francisco !

Francisco is a Martinican artist who contributed a lot to the richness of our musical repertoire. November,10th was his  71th birthday. So Happy birthday to him !

 

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Le 10 novembre dernier, c’était l’anniversaire de Francisco, l’un des piliers de la musique Martiniquaise. 71 printemps s’il vous plait !

Cloué sur son lit depuis quelques années, suite à une maladie sévère, il n’en est pas moins lucide sur notre époque et affiche une belle volonté de vivre. Judoka émérite, dandy créole,épicurien, artiste éclectique, propriétaire de pianobar, il fut l’un des premiers à faire rentrer le tambour bèlè dans la musique  moderne Martiniquaise.

Il est l’auteur de plusieurs tubes qui sont devenus des classiques de la musique Martiniquaise tels que Fanm Matinik dou, Caroline, Inmin la vi, An bel pays et a enregistré une quinzaine d’albums.

Album compilation Martinique Magique (1991) en écoute et vente sur Antilles-Mizik.   Cliquez ici pour l’écoute : Album Martinique Magique

La saga Fanm Matinik dou, standard devenu international :

chanté en créole s’il vous plait par Maya,une chanteuse japonaise !

interprété par le Louisiana Jazz Band

et par le Chicago Jazz Gang

En 1999, Ainmin la vie, un documentaire de 42mn  est réalisé par Patrick Palmyre . Cela fait également l’objet d’une autobiographie qui paraît sous le même nom aux éditions Eoro Trajectoire (ISBN-13: 978-2952567503).

Sa bio sur sa page Facebook : Facebook Francisco